ADRESSE N°XXX AU PEUPLE

POPULATION DU BENIN, PRENEZ-VOUS EN CHARGE !

 

Depuis plus de deux mois, l’alerte au COVID.19 est lancé en Afrique ; depuis plus d’un mois, des Etats de notre continent commencent à prendre quelque peu leur responsabilité face à la pandémie pour aider leurs populations en détresse ; depuis notamment ma lettre du 30 Mars 2020, par laquelle j’ai proposé au Chef de l’Etat des lignes directrices de la conduite à tenir face à la guerre sanitaire ; depuis là, rien de consistant ne bouge du côté de notre Gouvernement. Aucune impulsion du Sommet ne vient dynamiser les forces, les générosités du Bénin et du monde pour créer l’Elan National vers une Solidarité agissante. Même les gouvernants ne veulent donner aucun exemple à la population par un petit geste de sacrifice pour l’entraide nationale. Pas un kopeck, pas un franc de don n’a été annoncé par les Ministres et autres grands gagneurs de millions de salaires annoncés dans notre pays dès l’arrivée du pouvoir de la Rupture. Aucun franc n’a été annoncé par les nombreuses et monopolistiques entreprises appartenant aux Dirigeants de la Rupture : SODECO, PVI, ATRAL silence radio. Rien ne transpire.
Pendant que l’on observe dans la sous-région ne serait-ce que le partage des vivres aux populations, des moratoires de paiement de factures d’électricité, d’eau, de loyer pris en charge par l’Etat, pendant que les entreprises en difficulté sont promises à recevoir des aides de l’Etat protecteur, notre pays s’illustre par l’abandon de ses citoyens.

CONDAMNATION DE KOMI KOUTCHE
UN REGLEMENT DE COMPTES POLITIQUES

Le 4 avril 2020, la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) a condamné l’ancien ministre de YAYI BONI, KOMI KOUTCHE à 20 ans de réclusion criminelle et 100 millions de francs d’amende dans le cadre du "dossier FNM", Fonds National de la Microfinance qu’il avait dirigé de 2008 à 2013.
Tout le monde sait qu’en matière de lutte contre la corruption, Patrice Talon est mal placé pour la conduire. Lui-même a reconnu à deux reprises, devant le Président de la République française et devant l’épiscopat du Bénin qu’il est l’un des principaux bénéficiaires de cette corruption pendant de longues années.
Depuis la création de la CRIET, on remarque que c’est un tribunal dont le rôle est de neutraliser les adversaires politiques. On l’a vu avec Laurent METOGNON

EDITORIAL : QUE FAIRE MAINTENANT ?
La désobéissance civile.

Telle est la conduite qui convient aujourd’hui à la
population béninoise face à l’entêtement du
Gouvernement de ne pas prendre les mesures
idoines pour assurer la protection de tous contre le
CORONAVIRUS. Toutes les couches ont parlé : les
parents d’élèves, les élèves et étudiants, les
professeurs, les Religieux, etc. « Fermez donc les
écoles et universités » ! Au lieu d’écouter la
population, le pouvoir fait un saut dans la barbarie,
dans le crime. Et notre combat pour la vie de tous a
connu, le mardi 24 Mars 2020, sa première victime.
Le Jeune DJAHO Théophile, étudiant en Géographie
a été froidement abattu pour avoir réclamé la
fermeture des amphis en raison du coronavirus.
Tout ce qui est décidé jusque-là par le
gouvernement est largement en-deçà de ce qui est
exigé. On met les élèves et étudiants en vacances
anticipées du 30 mars au lundi 13 Avril. Ça ne veut
rien dire. Qu’est ce qui assure que la pandémie due
au COVID-19 finira à cette date ? Et après ?
Face à la menace que cette situation fait peser sur
nos vies, il n’y a qu’une seule conduite : se prendre
en charge pour sauver nos vies : Désobéir. Voilà
pourquoi nous nous accordons avec l’appel lancé à
l’issue de la Concertation des Associations de
Parents d’élèves, des élèves et étudiants, des
syndicats des enseignants du primaire, du
secondaire et du supérieur le mardi 24 mars
dernier :
-Aux parents d’élèves de retenir leurs enfants à la
maison
-Aux élèves et étudiants de s’abstenir d’aller aux
cours.
-Aux Enseignants de tous ordres de s’abstenir de
donner des cours.
L’écrivain français, Antoine de Saint-Exupéry, dans
son livre « Le Petit Prince », dit : « Si tu demandes à
ton peuple d’aller se jeter à la mer, il fera la
révolution ». Si le Gouvernement nous demande,
par son entêtement, de nous suicider en se
refusant de nous protéger, on ne peut que nous
prendre en charge : Désobéir.
La Rédaction.

Editorial

Les deux problèmes actuels de l’heure au Bénin : le Coronavirus et les élections
communales et municipales.
Le numéro que voici contient principalement
deux papiers du Parti sur des questions brulantes
d’actualité : la crise sanitaire mondiale de
Coronavirus et les prochaines élections
communales et municipales.
La crise sanitaire en fait la « guerre sanitaire »
amenée par Coronavirus ou COVID 19 n’a pas de
pareille en conséquence depuis ces dernières
années. Oui les conséquences de cette « guerre
sanitaires » au plan économique, social, culturel,
moral sont loin d’être réellement identifiées et
sont surement incalculables. Ces conséquences
politiques ne sont certainement pas à négliger.
Par exemple, des reports d’échéances électorales
ne sont pas à exclure, sans oublier les impacts au
plan éthique, systémique et moral. A savoir la
fragilité du système capitaliste mondial qui peut
s’effondrer sous le moindre choc. Ce qui amène
au plan éthique à envisager sérieusement
l’instauration d’un système plus humain, plus
solidaire et plus confraternel au palan universel.
Le deuxième sujet préoccupant est celui des
prochaines élections communales et municipales
qui ne sont que la réplique de l’exclusion des
élections législatives de 2019. Une élection sans
opposition. Le peuple comme en Avril 2019 est
exclu de cette mascarade. Le peuple ne boycotte
pas. Il prend acte qu’il est tenu à l’écart et se
comporte en conséquence.
La Rédaction

DECLARATION
EPIDEMIE DU CORONA-VIRUS : A QUOI JOUE LE GOUVERNEMENT DE TALON ?

L’humanité est en émoi face au nouveau défi : celui de Coronavirus ou Covid-19. Devant un mal qui, telle la peste de la fable de La Fontaine, « répand la terreur », les villes entières se vident, les aéroports se ferment, les maisons se cloisonnent, les hommes se « confinent » dans les maisons, les rassemblements d’hommes sont interdits, les établissements scolaires, universitaires, culturels se ferment, l’économie des grandes puissances se déglinguent. Partout dans le monde, c’est un véritable branle-bas, un véritable « sauve qui peut » ; après quelques hésitations, plusieurs gouvernements prennent des mesures fortes pour protéger leurs populations de ce danger mortel. Ces mesures vont d’aides et de secours aux entreprises en difficulté jusqu’aux hommes pour leur vie, non, leur suivie. De la Chine en passant par l’Italie, la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, etc. tout le monde y va de ces mesures d’urgence. Il s’agit réellement d’une « guerre sanitaire » à conséquences économiques, sociales et culturelles incalculables.
En Afrique qui, pour le moment, apparaît comme le continent le moins touché (mais pour combien de temps encore !), les Gouvernements prennent des mesures.