COMMEMORATION DU 42ème ANNIVERSAIRE DE LA CREATION DU PARTI COMMUNISTE DU BENIN
APPEL AX TRAVAILLEURS, A LA JEUNESSE ET AU PEUPLE

 

Travailleurs, Jeunes, Peuple du Bénin,

Il y a 42 ans, le 31 décembre 1977, a été proclamée la naissance du Parti Communiste du Dahomey, créé sous la direction de Pascal FANTODJI. C’était dans la nuit noire d’une dictature autocratique, celle de Mathieu KEREKOU, instaurée après la répression sanglante des insurrections populaires à Cotonou et Abomey. Aucun journal, aucune organisation, aucun parti politique, aucune manifestation en dehors du parti autocratique, le PRPB n’était autorisé et les auteurs de ces actions risquaient la prison, les tortures ou la mort. Seuls étaient libres l’autocrate, sa cour et sa basse-cour et pouvaient assommer le peuple bâillonné et enchainé par des discours de mensonges, falsificateurs et négateurs de la réalité. Ainsi, l’autocrate, ses dignitaires, seuls maitres de la presse à eux soumise, ajoutaient à la torture physique du peuple, la torture morale.
Dans cette ambiance de terreur, la proclamation de la naissance du Parti Communiste qui appelait à la lutte et à l’organisation pour renverser le pouvoir autocratique, apparaissait à certains comme de l’utopie, à d’autres, de l’aventurisme, pendant qu’elle apportait à la jeunesse et aux travailleurs combattants, l’espoir d’un éclairage et d’une direction ferme et conséquente de leurs luttes. Le courage et l’esprit d’abnégation des communistes dans la mise en œuvre d’une tactique basée sur les revendications et les aspirations des masses populaires, pour le pain et la liberté, ont permis à ces dernières de secouer et de détruire toutes les bases de l’autocratie et de la renverser dans des actes insurrectionnels.

 

ADRESSE XXIX

Au peuple du Benin !
Aux peuples d’Afrique et particulièrement ceux du Sahel !

ASSUMER LA GUERRE COLONIALE DE LA FRANCE EN AFRIQUE POUR UNE RIPOSTE APPROPRIEE.

Peuple du Bénin !
Peuples d’Afrique !

 

Dans les années 1950-1960, la France coloniale, sous les coups de boutoirs des luttes des peuples qui lui infligèrent de lourdes défaites, notamment à Dien Bien Phu- (Vietnam en 1954) et en Algérie, a recouru à une stratégie trompeuse et extrêmement criminelle : garder les colonies sous une forme nouvelle. Autrement dit, maintenir en l’état, les colonies, tout en les badigeonnant d’autres appellations avec un drapeau, un hymne et un siège à l’ONU. La monnaie, instrument premier de souveraineté, est maintenue aux mains de la France avec son appellation coloniale, Franc des Colonies Française ; les troupes françaises, sous des accords coloniaux de défense, stationnent dans les colonies et surveillent étroitement les pouvoirs établis, prêtes à intervenir aux moindres secousses populaires ; la langue française est proclamée langue officielle dans les Constitutions des Colonies dès 1960 alors qu’une telle disposition à cette date n’existait pas dans la Constitution française de 1958 et n’y a été insérée qu’en 1992 ;la diplomatie des nouveaux Etats se trouvait conservée aux mains de la France dans les instances internationales ; les richesses minières du sous-sol sont déclarées propriété éminente de la France ; les entreprises et les produits français ont droit de priorité et de monopole dans les Colonies proclamées indépendantes. Tout cela a été l’objet d’un Traité secret, imposé aux Etats et aujourd’hui connu, sous le nom de Pacte colonial. Pour maintenir ce système colonial, la France impérialiste a tissé moult réseaux constitués de barbouzes, d’organisations multiples secrètes, allant des plus filtres comme des sectes, aux plus ouverts comme ceux de la Francophonie, réseaux dévoilés sous l’appellation de Françafrique.

SPECIAL COMMOMERATION DU TRENTIEME ANNIVERSAIRE DE LA CHUTE DE L’AUTOCRATIE DE MATHIEU KEREKOU, LE 11 DECEMBRE 1989.


Editorial
Les leçons du passé pour les victoires d’aujourd’hui.

Onze décembre 1989-onze décembre 2019 : trente ans que dans la rue à Cotonou, mais aussi partout ailleurs dans le pays, le peuple s’est soulevé pour achever la chute du pouvoir de dictature autocratique de Mathieu Kerékou. Comment s’est déroulée cette journée, comment a-t-on pu en arriver à cet exploit, voilà le contenu de ce numéro spécial. Nous republions à cet effet la description de cette « journée du 11 décembre 1989, fondatrice des libertés et de la démocratie au Bénin » ainsi que « Les grandes étapes de la lutte contre le pouvoir autocratique de Mathieu KEREKOU ». Cet aperçu historique montre que les conquêtes viennent des sacrifices du peuple et de sa jeunesse et constitue un démenti cinglant face à tous les falsificateurs et effaceurs de l’histoire réelle « à propos des monuments à la gloire de l’autocrate Mathieu KEREKOU » en vue de perpétuer le despotisme, la corruption et l’anti-patriotisme dans la gestion du pays. De toute part, les peuples se lèvent contre les dominateurs, ce qui justifie « la lettre ouverte de la Convention Patriotique des Forces de Gauche aux Présidents et aux peuples des Etats du Sahel » à poursuivre jusqu’au bout leurs rejets des bases étrangères sur leur sol. Avec l’espoir que les combattants d’aujourd’hui y trouveront une source pour plus de détermination à vaincre la fatalité, cette fois-ci, de manière décisive.
La Rédaction

ONZE DECEMBRE 1989
JOURNEE FONDATRICE DES LIBERTES ET DE LA DEMOCRATIE AU BENIN

A PROPOS DES
MONUMENTS A LA GLOIRE DE L’AUTOCRATIE DE MATHIEU KEREKOU

 

Depuis un certain temps une polémique court autour de la destination de l’ancien domicile de feu Mathieu KEREKOU à Cotonou. HOUHOU Ali, l’ancien Chef des nids des jeunes mouchards au service du dictateur KEREKOU et qui en réclame tout l’héritage politique en tant qu’animateur de la Fondation Mathieu KEREKOU en est le principal protagoniste. Il appelle à des pétitions à cet effet. Faut-il transformer le domicile (partiellement ou en totalité) en Jardin « Saint Mathieu » ou en Musée Mathieu KEREKOU ? Et à la faveur de cette bataille autour du devenir de cet ancien bâtiment colonial affecté au logement des officiers, refait surface la question de la mémoire de Mathieu KEREKOU.
A- S’agissant du sort du domaine dit des filaos, il est de notoriété publique que tous les clans de la Haute-Bourgeoisie se servent de la parcelle de pouvoir qu’ils détiennent pour s’arroger, s’attribuer des parts importantes du patrimoine public.

A PROPOS DE LA RENCONTRE AVORTEE ENTRE PATRICE TALON ET BONI YAYI

La nouvelle relative à un retour à Cotonou du Président Boni YAYI pour le mercredi 20 novembre 2019 est parue sur les réseaux sociaux dans la soirée du mardi 19 novembre. Le lendemain mercredi, tous les médias nationaux et internationaux ont confirmé et précisé le cérémonial du retour avec des commentaires divers. On apprend ainsi que Boni YAYI revient accompagné par une délégation de la CEDEAO dirigée par l’ancien Président nigérian, Abubacar ABDUSALAMI. La délégation, après sa descente à l’aéroport de Cotonou, se rendrait au palais de la présidence avec Boni YAYI rencontrer Patrice Talon avant d’aller écouter ensuite le président SOGLO et l’opposition.
Pendant que la majorité du peuple se posait des questions, la presse à ordre ("Le Matinal", La Nation), se lançait dans des éloges dithyrambiques sur la magnanimité de Patrice TALON, son statut d’homme de paix qui accepte de recevoir et de donner l’accolade à son adversaire Boni YAYI.