A PROPOS DE LA RENCONTRE AVORTEE ENTRE PATRICE TALON ET BONI YAYI

La nouvelle relative à un retour à Cotonou du Président Boni YAYI pour le mercredi 20 novembre 2019 est parue sur les réseaux sociaux dans la soirée du mardi 19 novembre. Le lendemain mercredi, tous les médias nationaux et internationaux ont confirmé et précisé le cérémonial du retour avec des commentaires divers. On apprend ainsi que Boni YAYI revient accompagné par une délégation de la CEDEAO dirigée par l’ancien Président nigérian, Abubacar ABDUSALAMI. La délégation, après sa descente à l’aéroport de Cotonou, se rendrait au palais de la présidence avec Boni YAYI rencontrer Patrice Talon avant d’aller écouter ensuite le président SOGLO et l’opposition.
Pendant que la majorité du peuple se posait des questions, la presse à ordre ("Le Matinal", La Nation), se lançait dans des éloges dithyrambiques sur la magnanimité de Patrice TALON, son statut d’homme de paix qui accepte de recevoir et de donner l’accolade à son adversaire Boni YAYI.

LA CONSTITUTION BENINOISE DU 11 DECEMBRE 1990 EST MORTE.
LE PEUPLE EN LUTTE ELABORERA UNE AUTRE CONSTITUTION GARANTISSANT LA DEMOCRATIE, LE PATRIOTISME ET LA PROBITE

Ça y est ! Ite missa est (La messe est terminée). Et ceci à pas de charge. La révision de la Constitution a été votée le 31 Octobre 2019. La Cour Constitutionnelle l’a déclaré conforme à la Constitution le 06 Novembre. Le Président l’a promulgué le 07 Novembre 2019. Dans une ambiance dolosive où l’on veut faire avaler une couleuvre à tout prix, à coup de mensonges et duperie du peuple. Ainsi on a entendu des déclarations du genre « Ce ne sont que 4 articles qui sont concernés : le 26 (pour la représentation des femmes), le 42 (pour les deux mandats non renouvelables du Président de la République) le 50 et le 80 (pour la durée de la législature portée de 4 à 5 ans).
A l’arrivée, 47 articles sur les 160 (en fait 156- en faisant abstraction des dispositions transitoires du Titre XII) que porte notre Constitution, ont été modifiés soit pratiquement le 1/3. Des modifications reconnues par plusieurs participants au fameux « Dialogue » comme non discutées (la question de la création du poste de Vice-Président ou celle du parrainage etc.) se sont retrouvés en bonne place dans la Révision.
En fait et en réalité, la Constitution béninoise adoptée en 1990 est bel et bien morte.

COMMUNIQUE
Un coup d’Etat constitutionnel aux conséquences incalculables.

Longtemps annoncé comme ce Serment attribué à Scipion l’Africain « Cartago Delenda » (Il faut détruire Carthage), Talon a fini par franchir le Rubicon : détruire notre Carthage Constitutionnelle. Les Députés godillots ont, hier 31 Octobre 2019 sans honte bue, adopté la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 à l’unanimité (83/83)
Ainsi sans la consultation du peuple souverain qui l’avait adoptée par référendum le 2 Décembre 1990, l’Assemblée illégitime rejetée par plus de 80% du peuple vient, sous dictée de l’autocrate Talon, de décider de :
1°- prolonger le mandat des députés de 4 à 5ans
2°- créer un poste de Vice-Président

 

Pr. Philippe NOUDJENOUME

LES ETATS GENERAUX DU PEUPLE, UNE SEULE EXIGENCE, TROIS POSITIONS CONTRADICTOIRES.

                                                                    

Les 10, 11 et 12 Octobre 2019, se sont tenues dans notre pays, trois assises : le Dialogue politique du Président Talon, les Assises de la Résistance Nationale  tenues au « Chant d’Oiseau», les Assises Populaires de la Bourse du Travail, tenues le 11 Octobre sous l’égide de la CSTB, ensemble avec  les différentes assises populaires régionales du samedi 12 Octobre à travers le pays.

 Ces différents Forums  ne peuvent être considérés comme des évènements ordinaires  tels que l’on l’observe dans la vie politique de notre pays. Il s’agit d’assises expressives des positionnements politiques des diverses classes et couches sociales en lutte  pour le contrôle du présent et de l’avenir de notre Patrie.

PRETENDU DIALOGUE POLITIQUE DE PATRICE TALON : EXPRESSION ET MANŒUVRE DE RENFORCEMENT DE L’AUTOCRATIE

 

La Session de « Dialogue politique » commencée le 10, s’est achevée le samedi 12 Octobre. Regroupant les partis affidés et/ou suscités par l’Autocrate, sous la conduite du sous-marin pro-Talon, SOSSA Dorothé, expert de basses besognes anti-peuple et de TOPANOU Victor, passé en trahison avec armes et bagages à Talon à la veille des « élections législatives » d’Avril 2019, elle a livré le contenu : « toilettage des deux lois électorales », sur des points mineurs, « institution d’élections générales dont les modalités d’organisation sont à définir », financement public des partis politiques, institution de « parrainage des candidats aux élections présidentielles par des élus nationaux et ou communaux… introduction dans l’arsenal juridique du Bénin d’une discrimination positive pour une meilleure représentation des femmes dans les instances de décision », « révision du nombre sièges de députés à l’Assemblée nationale » etc.