INTERVENTION DU PCB AU DEUXIEME CONGRES ORDINAIRE DES FCBE
PRESNTEE PAR MONSIEUR GILBERT KOUESSI

Excellence Monsieur le Président YAYI BONI
Monsieur le Coordonateur National des Forces Cauris pour un Bénin Emergent
Messieurs les Députés
Mesdames messieurs les invités,
Mesdames et messieurs les congressistes,
C’est un honneur et une joie pour moi de m’adresser à votre congrès au nom du Parti Communiste du Bénin que vous avez bien voulu inviter à ce moment important de la vie de votre organisation.
Depuis avril 2017, le Parti Communiste du Bénin et les Forces Cauris pour un Bénin Emergent sont engagés dans un combat commun contre le pouvoir autocratique et liberticide du Président Patrice Talon et ce, au sein du Front pour le Sursaut Patriotique.

ADRESSE IX
Aux travailleurs et au peuple en lutte

MEPRISER LES SORDIDES MANŒUVRES DE DIVISION DU PEUPLE EN LUTTE POUR SA LIBERATION

 

Travailleurs, peuple du Bénin
Tout le monde a suivi le show-télévisé organisé à l’issue de la rencontre du Chef de l’Etat Patrice Talon avec les Confédérations syndicales le mardi 06 Février 2018 au Palais de la République. Je ne vais pas épiloguer sur les nombreuses affirmations et élucubrations qui, ou sont mensongères ou révèlent le caractère fasciste de l’auteur.
Je traiterai seulement du principal angle d’attaque de Talon lors de la rencontre avec les confédérations syndicales et qui peut se formuler ainsi :

ADRESSE VIII
Aux travailleurs et au peuple en lutte
Se donner les moyens de désigner les vrais Représentants du Peuple au Parlement.

 

1°- Le fait d’actualité.

Travailleurs et Peuple du Bénin!
L’actualité politique abonde de leçons de choses sur l’état de la représentativité du peuple à travers l’Assemblée nationale. Une assemblée de « représentants » du Peuple qui siègent et sans frissonner, décide de priver leurs électeurs (qu’ils sont censés représenter) de droits fondamentaux dont entre autres, le droit de grève. Le peuple presque insurgé se lève pour protester et exiger le rétablissement des droits ; il a fallu l’intervention d’une Cour non élue par le peuple (et à légitimité déléguée) pour décider de se plier aux desiderata du peuple !
Voilà des faits qui sont en contradiction flagrante avec les normes démocratiques dans un pays et qui révèlent les grandes failles de notre système démocratique-constitutionnel.

ADRESSE VII
Aux Députés de la VIIème législature et au peuple en lutte du Bénin!

 

Messieurs les Députés !
Peuple béninois !
Dans le quotidien « La Nation » du 23 Janvier 2018, il est annoncé une proposition de loi portant charte de partis politiques affectée à la Commission des lois pour étude et adoption par le Parlement. Cela pour remplacer l’actuelle loi 2001-21 du 23 Février 2003 portant charte des partis politiques.
Compte tenu de tout ce qui a été dit et se raconte autour de question du système partisan, compte tenu des objectifs cachés ou avoués des tenants de l’élaboration d’une nouvelle charte, compte tenu enfin de la tendance actuelle dominée par des vues à peine cachées d’une restauration autocratique, je voudrais attirer votre attention sur un certain nombre de considérations.

Editorial

La marche glorieuse des travailleurs et de l’ensemble du Peuple initiée par le Front pour le Sursaut Patriotique le 23 Janvier 2018 constitue un événement important dans l’histoire récente de notre pays. Non pas simplement par le nombre de personnes ayant pris part à cette marche (on l’évalue à près de 15000 personnes) mais surtout par ce qui l’a marquée : le refus de se plier à la légalité autocratique. C’est la première fois depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de la Rupture avec la définition de « lignes rouges » à ne pas franchir que les gens ont rejeté les injonctions anti- constitutionnelles du Préfet Toboula pour marcher conformément à l’itinéraire retenu et accordé par les autorités en charge de la police administrative dans la commune de Cotonou, c’est-à-dire les autorités municipales. Nulle part, dans notre Constitution à l’article 25 il n’est soumis le droit de « manifestation » à des lignes rouges tracées par l’exécutif. Nulle part. Et cette rébellion contre des décisions anti-démocratiques et contraires à des dispositions constitutionnelles ne sera sûrement pas sans portée pour notre peuple en voie d’émancipation et en lutte pratique contre l’application de la théorie de la « dictature dite de développement ». Oui, la théorie de la dictature de développement, voilà le contenu de l’échange de discours effectué à l’occasion des échanges de vœux entre les institutions constitutionnelles le 16 janvier dernier au Palais de la République.
Qu’est-ce que c’est que la théorie de dictature de développement ? Quel est son contenu ? Et pourquoi la dite théorie est inapplicable dans le contexte béninois, c’est le contenu du numéro présent de « Crépuscule du matin » que nous livrons à nos lecteurs.
La Rédaction.