ADRESSE VI
Aux Travailleurs, au peuple du Bénin en lutte
Echange de vœux entre les institutions constitutionnelles
Échange de bons procédés pour l’instauration d’une dictature fasciste dite de « développement »

 

Travailleurs et peuple du Bénin !
Dans leur échange de vœux avec le Chef de l’Etat le 16 Janvier dernier au Palais de la Présidence, Houngbédji Adrien s’exprimant au nom de toutes les institutions constitutionnelles (Assemblée nationale, Cour constitutionnelle, Cour suprême, HAAC, CES) a dit des choses. Quel est le contenu de ces deux discours ? Ces discours portent un débat à contenu théorique et à portée profondément pratique. Cette théorie connue ailleurs a pour nom « dictature de développement ». Dans son contenu cette théorie dit que pour se développer les pays arriérés comme le nôtre, doivent se passer de la démocratie et passer par une dictature dite de développement.
I- Le développement sans démocratie politique est-il réalisable au Bénin ?

ADRESSE V
Aux Travailleurs, au peuple du Bénin en lutte
Une victoire ! Une grande victoire à ranger parmi les grandes conquêtes populaires du Bénin.

La Cour Constitutionnelle, selon les informations de ce jour 18 Janvier 2018, aurait cassé les deux lois portant retrait du droit de grève aux fonctionnaires de justice, de la santé et aux paramilitaires. En attendant la précision des choses, il s’agit là d’une grande victoire, d’une victoire à ranger parmi les grandes victoires de notre peuple.
Comme un seul homme avec le soutien actif de tout le peuple, les travailleurs se sont levés en un mouvement unitaire pour dire au gouvernement Talon-Houngbédji « Halte là ! Il y a une ligne rouge à ne pas franchir ! » Les deux journées du 16 et 17 janvier furent, depuis 1990 les plus grandes que notre peuple ait connues. Et pendant que la Cour siégeait, la population en voie de spoliation de Glo-Djigbé, insurgée, était sur les barricades empêchant toute circulation routière sur la Nationale 2 Cotonou-Parakou. C’est dire l’ambiance dans laquelle la décision de la Cour constitutionnelle devait se prendre et a été prise.

DEUXIEME ADRESSE AUX TRAVAILLEURS, AUX JEUNES, A TOUT LE PEUPLE EN LUTTE
Poursuivre les combats
Au nom de l’Intérêt Général

Travailleurs, peuple du Bénin
Le pouvoir de la Rupture fait une propagande active autour de la notion de l’intérêt général. Pour le pouvoir de Talon et ses zélateurs : tous ceux qui vont en grève - notamment les magistrats et agents de santé - vont à l’encontre de l’intérêt général.
Ainsi pour les magistrats, leur « liberté d’aller en grève prolongerait le séjour des détenus en prison,.… augmenterait les peines de ces hommes et femmes....C’est contre l’intérêt général que ces grèves sont dirigées » (Le Matinal ‘’Une liberté prisonnière du peuple’’ sous la signature d’initiales de nom JCK du 08 Janvier 2018).
Contre les agents de la santé qui se préparent à entrer en grève, la campagne du pouvoir de Talon les présente comme des gens sans cœur qui abandonnent les citoyens qui meurent faute de soins pour cause de grève… On doit leur arracher cette arme car c’est contre le peuple, c’est contre le citoyen, c’est contre l’intérêt général.

ADRESSE AUX TRAVAILLEURS, AUX JEUNES, A TOUT LE PEUPLE EN LUTTE
A se dresser pour la défense des libertés et de la démocratie contre la dictature fasciste.

Travailleurs, peuple du Bénin
Le 11 décembre 1989, après avoir subi plus d’une décennie de despotisme obscur de Kérékou-PRPB, vous vous êtes levés en un mouvement insurrectionnel pour mettre à bas le régime liberticide et conquérir la démocratie. Au cri de « Plus jamais ça ! ». Vous avez pu consacrer cette volonté dans la Constitution en son article 19 alinéa 2 « Tout individu, tout agent de l’Etat est délié du devoir d’obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte grave et manifeste au respect des droits de l’homme et des libertés publiques ». Le 04 avril 2017, lorsque le Président Talon a tenté de passer de force une Constitution autocratique, vous lui avez infligé un cuisant échec avec ce cri de ralliement « Ici c’est le Bénin ! ».

Editorial

Le pouvoir autocratique de Talon-Houngbédji se lance dans une attaque en règle contre les libertés pour liquider les droits acquis par le peuple au prix de la sueur et du sang de ses valeureux fils et filles. C’est ce qui ressort de gouvernance despotique en cours et des lois scélérates votées en série par les députés ces derniers temps, notamment la loi portant retrait du droit de grève aux travailleurs.
A bon droit, les travailleurs disent Non avec le soutien des couches sociales populaires dont la colère monte.
Dans ce numéro, votre Journal livre l’éclairage du Pr. Philippe Noudjènoumè, 1er Secrétaire du PCB, Président de la CPFG, éclairage qui fonde la justesse des luttes des travailleurs et du peuple et en second lieu un « Lu pour vous » qui est le cri de cœur d’un médecin sur comment le gouvernement assassine le peuple dans nos hôpitaux.
La Rédaction