Editorial : Piller sans merci les travailleurs et le pays, réduire le peuple et les citoyens au silence

Ces derniers jours ont connu l’avalanche de lois et décrets allant tous dans le sens de faire des citoyens du Bénin des sujets taillables et corvéables à merci. Les nouvelles taxes au péage et au pesage ainsi que sur les réseaux sociaux sont décidées sans passer par le parlement, et applicables sans délai. De l’autre côté, les lois les plus scélérates sont votées et promulguées afin d’une part de pressurer encore plus les travailleurs et le peuple, et d’autre part de les réduire au silence. La nouvelle loi sur la grève supprime dans les faits ce droit et laisse les coudées franches et libres au pouvoir et au patron de surexploiter et d’opprimer les travailleurs. Quant aux lois portant charte des partis et code électoral, elles suppriment également dans les faits les droits politiques des classes et couches populaires, légalisent le vote censitaire et instaurent le pouvoir des riches mafieux au service d’une dictature autocratique.

LETTRE ADRESSE
A
Son Excellence Patrice TALON
Président de la République, Chef de l’Etat,
Chef de Gouvernement
Cotonou

A PROPOS DU GLYPHOSATE.

Monsieur le Président de la République,
Depuis quelque temps s’enfle un débat tant au plan national qu’international. Ce débat concerne le glyphosate, principe actif du Roundup, produit phare de la multinationale MONSANTO, fort connue dans le monde. Le débat porte sur la nocivité ou non de cet herbicide à la santé de l’homme. En termes clairs, le produit glyphosate est-il oui ou non nuisible à la santé de l’homme et pour les écosystèmes ? Le problème est d’autant plus sérieux que notre pays - pour les besoins du coton - est un gros importateur de Glyphosate et votre Ministre de l’agriculture a réceptionné en avril dernier cinq cent mille litres (500.000) sur neuf cent mille litres prévus pour la campagne 2018-2019.
Monsieur le Président de la République,
Deux affirmations se trouvent donc en présence, celle du caractère dangereux du produit pour l’organisme humain et celle qui dit le contraire. Des deux affirmations, l’une est nécessairement fausse. En examinant les choses, sans être spécialiste du domaine, je note que la thèse du caractère dangereux du glyphosate est confortée par les éléments suivants :
Premièrement, depuis 2015 le Centre International de Recherche contre le Cancer de l’OMS (IRC/OMS) a classé le glyphosate « cancérogène probable pour les hommes (Groupe 2A, monographie 112) »

Editorial : Tous contre les lois anti-démocratiques portant Charte des partis politiques et code électoral au Bénin

 

Le caractère anti-démocratique et anticonstitutionnel de la nouvelle Charte des Partis et du nouveau code électoral est patent. Dès lors, la seule exigence pour les démocrates est de les combattre, de lutter pour leur abrogation. C’est ce qui ressort des prises de position et appels du Premier Secrétaire du Parti Communiste, Philippe NOUDJENOUME et de nombreux démocrates tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora.
Pour tenter de contrer ces appels, des éléments du pouvoir dictatorial insinuent que tout démocrate devrait s’incliner devant la loi. Certains journalistes et d’autres combattants mordent à cet hameçon. Or, il n’y a rien de plus faux. Tout acte légal, toute loi n’est pas démocratique. La légalité ne signifie pas démocratie. Le fascisme hitlérien, la ségrégation raciale aux Etats-Unis, l’apartheid en Afrique du Sud, la loi fondamentale au Bénin sous Kérékou 1, étaient tous des régimes légaux sur la base de lois votées par des Parlements. Ils ont été combattus avec raison, ont été vaincus avec et par les luttes et les combattants de proue de ces luttes sont respectés et admirés pour leur apport.
Il ne faut donc pas confondre le légalisme et le démocratisme. Les légalistes s’aplatissent devant la loi et abandonnent la lutte contre les régimes arbitraires. Le démocratisme exige la poursuite des combats contre les lois iniques, même dans les conditions difficiles. Les démocrates continuent le combat justement contre la légalité anti-démocratique et appellent le peuple à cet effet. Telles sont les leçons qu’ont données et laissées, à la suite de tous les révolutionnaires, Martin Luther King aux Etats-Unis, Nelson Mandela et l’ANC en Afrique du Sud, Pascal Fantodji et le PCD (aujourd’hui PCB) au Bénin. C’est ce à quoi appelle la situation actuelle et que rappelle Philippe Noudjènoumè à tous les démocrates et au peuple au cours du point de presse du 14 août 2018 et de son interview sur la radio Soleil Fm du 19 août 2018 en les termes ci-après : « Organisez-vous pour faire face au pouvoir tyrannique de Patrice Talon en vue de libérer le pays ».
La Rédaction

POINT DE PRESSE.
Date 14 Août 2018
Thème :
PEUPLE BENINOIS LEVE-TOI CONTRE LA SUPPRESSION DU DROIT D’ASSOCIATION POLITIQUE AU BENIN : La Loi portant Charte des Partis politiques et le Code électoral

 

Mesdames et messieurs les journalistes, travailleurs de toutes catégories, peuple béninois.
L’actualité nationale ne parle que de deux sujets : le Code électoral adopté par la Commission des lois de l’assemblée nationale et la loi portant charte des partis politiques. Quel est le contenu et la signification politique de ces deux textes, ce sera l’essentiel du point de presse de ce jour.
I -CONTENU DE LA LOI PORTANT CHARTE DES PARTIS POLITIQUES ET DU CODE ELECTORAL
A- Le Code électoral
Depuis quelques jours, le peuple et toute l’opinion démocratique béninoise s’indignent et s’insurgent contre l’adoption par la Commission des Lois du Parlement, le mardi 07 Août 2018, de la proposition de loi portant Code électoral au Bénin. Il ne reste que la phase d’adoption par la plénière. Et comme l’on sait d’avance, ce ne sera qu’une simple formalité : le Bloc de la Majorité Parlementaire (BMP), majorité mécanique, bras parlementaire de l’autocratie despotique de Patrice Talon l’adoptera les yeux fermés.
Ainsi sont fixées les cautions :

 

 

ADRESSE XVI
Aux travailleurs et au peuple en lutte

 A PROPOS DE LA CONDAMNATION DE LAURENT METONGNON ET CO-ACCUSES

Travailleurs, peuple du Bénin,
Le procès de Laurent METONGNON et co-accusés, enclenché depuis le 17 Novembre 2017, a livré son verdict : « Cinq ans de prison ferme pour Laurent METONGNON et ses co-accusés que sont Edouard ADEGOKE, Saliou YOUSSAO, Célestin AHONON et Moussa Jérémie MORA avec à la clé des condamnations aux peines financières de dix millions d’amende pour l’Etat et 70 millions à la BIBE ; deux ans pour Alassane KEMOKO ». C’était ce que réclamait dans son réquisitoire le procureur Togbonon, c’est ce qu’a appliqué exactement le juge AZO. Au prononcé de ce verdict par le Juge Rodolphe AZO, la stupeur a gagné l’assistance et tout le peuple épris de paix et de justice du Bénin et du monde a été saisi d’émoi et d’indignation.
Une Justice politique, une justice à ordre des Dictateurs autocrates, bref une Injustice, c’en est une, palpable.
Dès le début, tout le monde démocratique (en particulier le PCB, le Front pour le Sursaut Patriotique) a souligné le caractère politique du procès et du coup, le caractère de « détenus politiques « de Laurent METONGNON et co-accusés.Ph.