CONFERENCE PUBLIQUE.
Date 04 Juillet 2018

Thème : Situation politique nationale : les graves menaces sur la démocratie et les défis de l’heure.

Introduction.

 

Travailleurs et jeunes de toutes catégories, peuple béninois ;
Mesdames et messieurs les journalistes,
Notre pays vit des heures graves de son histoire. Ce n’est pas vouloir jouer simplement « au Cassandre » à l’oiseau de mauvais augure ; mais parce que nous sommes face à l’abîme dans lequel l’on entend précipiter le peuple.
Mon objectif ici à travers cette conférence publique, n’est point de m’étendre en longueur sur les actes, mesures graves qui font notamment depuis un certain temps la chronique du pouvoir de la Rupture ; la presse, les personnalités, les autres Organisations de la défense de la démocratie et de la patrie en danger (Front pour le Sursaut Patriotique, Confédérations syndicales, Coalition pour la défense de la démocratie, députés de la « Minorité », etc.) à travers diverses prises de position le font déjà largement et je tiens ici à leur rendre hommage. Mon objectif, à travers ce point de presse, est d’énoncer simplement ces actes et faits pour en tirer les significations, les graves conséquences qu’ils portent pour le bien-être du peuple, pour la démocratie, la paix, la sécurité, de ce pays, si cher à nous tous.
Camarades travailleurs de toutes catégories, jeunes, femmes, peuple béninois,

A PROPOS DE LA REFORME DU CODE ELECTORAL
Un grand complot en perspective contre la démocratie et contre le peuple.

Le 14 Juin dernier s’est tenu à l’Hôtel Azalai de la Plage à Cotonou un « Séminaire national sur la réforme du code électoral au Bénin ». Réunissant députés, représentants de partis politiques, et d’organisations de la société civile ainsi que des universitaires, ce séminaire a visé pour objectif « d’appréhender les insuffisances du code électoral…et de dégager les grandes lignes pouvant faire l’objet d’une révision pour l’élaboration d’une proposition de réforme pertinente et inclusive ».
Le Parti Communiste du Bénin a été invité à ce séminaire. Et a été représenté par son premier Secrétaire, le Professeur Philippe NOUDJENOUME. Mais à la tâche, il a été noté en fait que les dés semblaient pipés et que cette séance n’avait pour seul objectif que de « valider » des décisions et mesures déjà prises par les autorités de la Rupture pour leur donner les caractéristiques de « décisions consensuelles ». En effet, pour un travail d’une telle ampleur (397 articles) le document nous a été communiqué à la séance après la cérémonie d’ouverture. Et pour l’étude et les amendements, il nous est donné moins d’une journée ; car il faudra vite finir pour permettre d’aller rompre le jeûne du Ramadan.

Installation de la 5ème mandature de la Cour Constitutionnelle
LA COUR DJOGBENOU EST FRAPPEE DE SUSPICION LEGITIME

Par un Communiqué de presse en date du 07 juin 2018, le Secrétaire Général de la Cour Constitutionnelle informe l’opinion publique « qu’à l’issue de l’élection qui a eu lieu ce jour, jeudi 07 juin 2018, Monsieur Joseph F. DJOGBENOU est le nouveau Président de ladite Cour… ».
Voilà qui est fait ! TALON vient de réaliser son rêve d’installer une Cour Constitutionnelle servile qui lui obéisse au doigt et à l’œil. Les suspicions des nombreux béninois qui affirmaient déjà il y a deux ans que DJOGBENOU serait le prochain président de la Cour Constitutionnelle, sont devenues réalités. La Cour Constitutionnelle de DJOGBENOU, par sa composition se révèle un prolongement du gouvernement de TALON car tous attachés à sa personne.
Ainsi, il est désormais une évidence que sur tous les grands dossiers qui engagent la vie de notre pays, DJOGBENOU et sa Cour prendront parti aux côtés de leur maître Patrice TALON. Il ne pouvait en être autrement lorsqu’on regarde le parcours des nouveaux ‘’sages’’ notamment celui de leur Président.

A propos de la criminalisation du commerce de l’essence ‘’kpayo’’, du pétrole et autres carburants.
LE POUVOIR DE TALON ET SON BMP LEGALISENT UN CRIME !

Le mardi 05 juin 2018, au petit matin l’Assemblée Nationale du Bénin a voté la loi 2018-15 portant Code pénal en République du Bénin. En attendant sa promulgation, l’on peut déjà observer le caractère criminel de bon nombre de ses dispositions. C’est le cas par exemple de la commercialisation de l’essence dite ‘’kpayo’’ et même du pétrole qui est criminalisée et donc interdit. En effet, l’article 929 de ladite loi dispose : « Le commerce des carburants, notamment : essence super, essence tourisme, pétrole, gasoil, mélange deux temps, ainsi que celui des lubrifiants aux abords des rues dans les agglomérations, et tout endroit autre que dans les dépôts et installations de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers ou des distributeurs agréés sont rigoureusement prohibés ». L’article 930 quant à lui, renseigne sur les peines encourues pour la violation de l’article précédant et qui vont de la confiscation des produits et moyens de transport à des amendes et des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement ferme.

ALERTE
QUAND LE PREFET MEGBEDJI TERRORISE LES « GRANDS ELECTEURS » DANS LE COUFFO

Depuis un certain temps, le préfet du département du Couffo, Christophe MEGBEDJI, réunit chefs d’arrondissement, chefs de villages et autres notables, grands électeurs du Couffo pour leur tenir le langage que voici : « Vous avez vu que maintenant, nous avons mis DJOGBENOU à la tête de la Cour Constitutionnelle ; cela veut dire que nous ne pouvons pas perdre les prochaines élections quel que soit votre vote ; vous avez donc tout intérêt à nous rejoindre maintenant si vous ne voulez pas d’histoire, puisque les votes que vous émettrez contre nous seront inutiles ».