DRESSE
AUX PRESIDENTS
Issifou Mahammadou du Niger
Jean Marc Rock Christian Kabore du Burkina Faso
Ibrahim Boubacar Keita du Mali
Idriss Deby Itno du Tchad
Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El-Ghazouani de la Mauritanie
Aux Peuples frères martyrs des Etats du Sahel
(Lettre Ouverte)

 

Le lundi 25 novembre 2019, treize militaires français ont trouvé la mort dans un accident d’hélicoptères au Mali dans la zone de l’IPTAKO GOURMA (frontière- Niger-Mali-Burkina Faso). Une fois encore la question de la présence des troupes françaises au Sahel revient au-devant de l’actualité. Dans le discours de la ministre française de la défense, il y est dit que ces militaires sont morts pour la « défense de la démocratie et de la liberté de la France! ». Treize militaires, c’est beaucoup ; mais qu’est-ce que cela représente en rapport avec des morts africains au Sahel ?
Cette situation s’est compliquée de ce fait que le Président français, Emmanuel MACRON, en vrai Patron, vous convoque, tels des garçons de course, pour venir à Pau vous expliquer devant sa Majesté, sur vos positions respectives face à la présence des troupes françaises au Sahel !
Les Excellences Messieurs les Présidents,
Peuples frères du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie,
Comme l’on dit au Bénin « la honte du caïman c’est la honte du varan ». Cette humiliation sublime ne concerne pas que vous ou votre personne, c’est l’humiliation des peuples que vous représentez.

CONFERENCE DE PRESSE
A PROPOS DE LA DITE EVALUATION DES ENSEIGNANTS
Cotonou le 08 Août 2019.

 

Mesdames et Messieurs les Journalistes
Chers camarades,
Chers Amis
Je vous souhaite la bienvenue à cette Conférence de presse dont le thème s’intitule ainsi qu’il suit : « Le Problème dit de l’évaluation des enseignants et la question de l’Ecole au service du développement du Bénin »
INTRODUCTION
Mesdames et Messieurs,
La question qui agite l’actualité nationale est celle de « l’évaluation des enseignants ». Un chronogramme est retenu pour cela. Dès le 31 Juillet 2019, plus de 18.000 enseignants pour le moment concernés (ceux reversés en 2008) perdent leur emploi, c’est-à-dire voient leur contrat rompu. Le 24 Aout, une évaluation leur est faite. La publication des résultats est faite le 1er septembre. Ceux qui seront retenus comme qualifiés à l’issue des épreuves seront redéployés pour les 2 et 3 septembre. La gestion des enseignants, l’école publique et son personnel, sera désormais assurée par un organisme privé appelé Agence, autrement dit une gestion déléguée comme déjà il y en dans plusieurs domaines tels la gestion foncière et autres… Autrement dit une véritable course contre la montre pour quel objectif ?! Car véritable serpent de mer ou obsession, cette fameuse évaluation est agitée depuis des mois sous le ciel béninois et sur la tête des pauvres enseignants complétement déboussolés. Et aussi plusieurs fois boycottée.

A PROPOS DE LA DECISION DE LA COUR AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME
ET DES PEUPLES PAR RAPPORT A L’AFFAIRE 18 KG DE COCAINE DE SEBASTIEN ADJAVON

 

Réuni le 07 décembre 2018 à Tunis, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples CADHP a rendu public, sur la demande N° 013/2017, sa décision dans l’affaire dite 18 kg de cocaïne pour laquelle l’opérateur économique Sébastien Adjavon, après avoir été acquitté le 04 novembre 2017 par la chambre criminelle du tribunal de Cotonou, a été condamné à 20 ans de prison ferme plus une amande le 18 octobre 2018 par la CRIET. Dans sa décision, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peules Ordonne à l’Etat béninois de : « suspendre l’exécution du jugement n ° 007 / 3C.COR du 18 octobre 2018 rendu par le tribunal chargé des crimes économiques et du terrorisme, créé par la loi n ° 2018/13 du 2 juillet 2018, dans l’attente de la décision finale de la Cour dans la présente requête; faire rapport à la Cour dans les quinze (15) jours suivant la réception de la présente ordonnance sur les mesures prises pour la mettre en œuvre. »

DECLARATION
A PROPOS D’UNE SOI-DISANT RENCONTRE ENTRE L’OPPOSTION ET LE CHEF DE L’ETAT, PATRICE TALON

 

Le lundi 18 février 2019, face aux manouvres du Président TALON d’exclure de la compétition électorale tous ceux qui ne lui sont pas soumis, l’ensemble des forces de l’opposition ont dénoncé unanimement ces agissements et ont fait des exigences précises :
« 1. annuler sans délai l’introduction frauduleuse dudit certificat de conformité inventé par la Cour Constitutionnelle dans sa Décision EL 19-001 du 1er février 2019 et n’ayant aucune légitimité, ni base légale, (ne figurant ni dans la charte des partis ni dans le code électoral);
2. délivrer sans délai les pièces prévues par la loi à tous les partis politiques ayant régulièrement déposé leur dossier au ministère de l’intérieur ;
3. arrêter la mascarade observée dans la délivrance du quitus fiscal » ;
Après ses exigences, elles ont fait le constat suivant :

POINT DE PRESSE
A PROPOS DE LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE NATIONALE ACTUELLE

Le Front pour le Sursaut Patriotique est heureux de s’adresser à l’opinion nationale et internationale à propos de la situation socio-politique nationale actuelle.
Les mouvements de protestation des vacataires de l’enseignement secondaire condamnés à la famine depuis des mois, le licenciement collectif des travailleurs au Port de Cotonou, la rebuffade du PRD et de son Chef Adrien Houngbédji à continuer de se plier au modèle partisan voulu par le Chef de l’Etat, la dénonciation de la CRIET par le syndicat des magistrats ainsi que par le barreau des avocats, autant de faits récents qui meublent l’actualité et qui interpellent sur leur signification profonde.
Il est important d’avoir à l’esprit que le système économique, social et politique voulu, mis en place et en œuvre depuis le 06 avril 2016 est celui d’une dictature au service d’un clan autour d’un autocrate. Les principaux secteurs économiques et rentables sont accaparés par le clan ; ce système ne compte pas l’homme comme acteur mais comme un outil devant obéir et se taire. Ses droits et ses libertés sont réduits voire supprimés : le travailleur est réduit à l’état d’esclave, avec des contrats à durée déterminée toute sa vie, le droit de grève lui est supprimé ; les manifestations publiques revendicatives sont soumises à l’approbation préalable des autorités. Les libertés politiques, d’association en partis politiques et d’éligibilité sont interdites aux travailleurs et aux citoyens pauvres, pendant que les opposants politiques sont pourchassés, mis en prison (cas Mètongnon) ou poussés à l’exil (Ajavon, Djènontin, Houngbadji, etc.) par une justice à ordre. Les lois portant Charte des partis politiques et code électoral instaure la suppression de l’existence de tout courant politique autonome du pouvoir. Un bras judiciaire est installé avec une juridiction d’exception et d’inquisition, la CRIET, pour mettre en prison ou pousser à l’exil tout opposant. Bref, le système mis en place est qu’un seul homme détienne toutes les richesses du pays, dicte et détermine par la terreur le comportement politique de tout le monde.