DECLARATION
A PROPOS D’UNE SOI-DISANT RENCONTRE ENTRE L’OPPOSTION ET LE CHEF DE L’ETAT, PATRICE TALON

 

Le lundi 18 février 2019, face aux manouvres du Président TALON d’exclure de la compétition électorale tous ceux qui ne lui sont pas soumis, l’ensemble des forces de l’opposition ont dénoncé unanimement ces agissements et ont fait des exigences précises :
« 1. annuler sans délai l’introduction frauduleuse dudit certificat de conformité inventé par la Cour Constitutionnelle dans sa Décision EL 19-001 du 1er février 2019 et n’ayant aucune légitimité, ni base légale, (ne figurant ni dans la charte des partis ni dans le code électoral);
2. délivrer sans délai les pièces prévues par la loi à tous les partis politiques ayant régulièrement déposé leur dossier au ministère de l’intérieur ;
3. arrêter la mascarade observée dans la délivrance du quitus fiscal » ;
Après ses exigences, elles ont fait le constat suivant :

A PROPOS DE LA DECISION DE LA COUR AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME
ET DES PEUPLES PAR RAPPORT A L’AFFAIRE 18 KG DE COCAINE DE SEBASTIEN ADJAVON

 

Réuni le 07 décembre 2018 à Tunis, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples CADHP a rendu public, sur la demande N° 013/2017, sa décision dans l’affaire dite 18 kg de cocaïne pour laquelle l’opérateur économique Sébastien Adjavon, après avoir été acquitté le 04 novembre 2017 par la chambre criminelle du tribunal de Cotonou, a été condamné à 20 ans de prison ferme plus une amande le 18 octobre 2018 par la CRIET. Dans sa décision, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peules Ordonne à l’Etat béninois de : « suspendre l’exécution du jugement n ° 007 / 3C.COR du 18 octobre 2018 rendu par le tribunal chargé des crimes économiques et du terrorisme, créé par la loi n ° 2018/13 du 2 juillet 2018, dans l’attente de la décision finale de la Cour dans la présente requête; faire rapport à la Cour dans les quinze (15) jours suivant la réception de la présente ordonnance sur les mesures prises pour la mettre en œuvre. »

DECLARATION DES FORCES POLITIQUES DE L’OPPOSITION

 

Mesdames et Messieurs les Chefs de Partis ;
Honorables députés à l’Assemblée Nationale ;
Mesdames et Messieurs les personnalités en vos rangs et qualités ;
Mesdames et Messieurs,
Le 06 avril 2016, le Président que les béninois se sont librement donné a prêté selon l’article 53 de notre Constitution le serment suivant :
« Devant Dieu, les Mânes des Ancêtres, la Nation et devant le Peuple béninois, seul détenteur de la souveraineté ;
Nous …, président de la République, élu conformément aux lois de la République jurons solennellement :
- de respecter et de défendre la Constitution que le Peuple béninois s’est librement donnée ;
- de remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation nous a confiées ;
- de ne nous laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la recherche et à la promotion du bien commun, de la paix et de l’unité nationale ;
- de préserver l’intégrité du territoire national ;
- de nous conduire partout en fidèle et loyal serviteur du peuple.
En cas de parjure, que nous subissions les rigueurs de la loi.»

POINT DE PRESSE
A PROPOS DE LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE NATIONALE ACTUELLE

Le Front pour le Sursaut Patriotique est heureux de s’adresser à l’opinion nationale et internationale à propos de la situation socio-politique nationale actuelle.
Les mouvements de protestation des vacataires de l’enseignement secondaire condamnés à la famine depuis des mois, le licenciement collectif des travailleurs au Port de Cotonou, la rebuffade du PRD et de son Chef Adrien Houngbédji à continuer de se plier au modèle partisan voulu par le Chef de l’Etat, la dénonciation de la CRIET par le syndicat des magistrats ainsi que par le barreau des avocats, autant de faits récents qui meublent l’actualité et qui interpellent sur leur signification profonde.
Il est important d’avoir à l’esprit que le système économique, social et politique voulu, mis en place et en œuvre depuis le 06 avril 2016 est celui d’une dictature au service d’un clan autour d’un autocrate. Les principaux secteurs économiques et rentables sont accaparés par le clan ; ce système ne compte pas l’homme comme acteur mais comme un outil devant obéir et se taire. Ses droits et ses libertés sont réduits voire supprimés : le travailleur est réduit à l’état d’esclave, avec des contrats à durée déterminée toute sa vie, le droit de grève lui est supprimé ; les manifestations publiques revendicatives sont soumises à l’approbation préalable des autorités. Les libertés politiques, d’association en partis politiques et d’éligibilité sont interdites aux travailleurs et aux citoyens pauvres, pendant que les opposants politiques sont pourchassés, mis en prison (cas Mètongnon) ou poussés à l’exil (Ajavon, Djènontin, Houngbadji, etc.) par une justice à ordre. Les lois portant Charte des partis politiques et code électoral instaure la suppression de l’existence de tout courant politique autonome du pouvoir. Un bras judiciaire est installé avec une juridiction d’exception et d’inquisition, la CRIET, pour mettre en prison ou pousser à l’exil tout opposant. Bref, le système mis en place est qu’un seul homme détienne toutes les richesses du pays, dicte et détermine par la terreur le comportement politique de tout le monde.

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Comité de suivi du FSP s'est réuni, comme d'habitude, le mardi 30 octobre 2018 pour analyser la situation sociopolitique dans notre pays et dégager les tâches qui en découlent pour organiser la résistance du peuple béninois contre le régime liberticide et despotique de Patrice Talon. Au cours de cette réunion, le Comité de suivi a fait le constat que la machine répressive de l'autocrate Talon est toujours en œuvre. Ainsi, après la levée de l'immunité d'anciens ministres et des députés de la minorité parlementaire sur la base d'un rapport les mettant pourtant hors de cause, et la condamnation expéditive du président d'honneur de l'USL, Sébastien Germain AJAVON par une CRIET décriée tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Bénin, c'est le tour d'un membre du Comité de suivi du FSP, Léonce Houngbadji, Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP), de prendre le chemin de l'exil le 20 octobre 2018, suite à une tentative d'arrestation à laquelle il a échappé.