ENCORE UNE PROVOCATION DE PLUS A L’EGARD DES CHEFS DETAT (EN EXERCICE ET ANCIENS) PAR LE REGIME DE LA RUPTURE !

 

Par lettre N° 3111/CC/SG/SGAI en date de décembre 2019, la Cour Constitutionnelle du Bénin vient de convoquer à comparaître ou à se faire représenter devant elle, les Présidents Boni YAYI, ancien Président de la République du Bénin et Nicéphore Dieudonné SOGLO ancien Président de la République du Bénin « le 07 Janvier 2020 à 9 heures, dans la salle des audiences publiques de la Cour Constitutionnelle, sise au lot 16006, zone A, les Cocotiers, route de l’aéroport, rue attenant à l’hôtel de l’Entente ».
Ceci sur la base d’un recours intenté devant elle, par un certain Alain DIOGO, contre
1°- Le Président de la République fédérale du Nigeria, le Président BUHARI Muhammadu pour « fermeture illégale de la frontière Sèmè Kraké »
2°- Le Président YAYI Boni pour «manipulation contre le peuple béninois, auteur de la manipulation de la fermeture de la frontière »
3°- le Président SOGLO Nicéphore « pour complicité et auteur de sabotage de la crédibilité des élections législatives »
On croit rêver. Déclarer recevable, devant la Cour Constitutionnelle béninoise, une Juridiction béninoise, le recours contre un Chef d’Etat Etranger et de surcroît en exercice, pour répondre éventuellement d’une action rentrant dans l’exercice de la souveraineté d’Etat, est simplement ridicule pour ne pas dore ubuesque. Puisque dans le libellé du recours, Le Président BUHARI est l’auteur à titre principal de la fermeture de la frontière, le Président YAYI n’en est que co-auteur. De quelle norme constitutionnelle béninoise violée doit répondre un Chef d’Etat étranger et de surcroit en exercice ?!! Quel article de la Constitution a été violé ?

DECLARATION
AFFAIRE CFA-ECO UNE HUMILIATION COLONIALE DE PLUS DES PEUPLES AFRICAINS.

 

Le samedi 21 Décembre 2019, les Présidents Alassane D. Ouattara de Côte d’Ivoire et Emmanuel Macron de France ont annoncé, officiellement, la fin de la monnaie CFA en Afrique de l’Ouest. Concernant cette monnaie, véritable arnaque coloniale, les décisions suivantes ont été annoncées :
« 1°- Le Compte d’Opération est supprimé. Ce qui veut dire qu’est supprimée, l’obligation pour les pays de l’UMOA de déposer 50% de leurs réserves de changes dans le Compte d’Opération auprès du Trésor français.
2°- Les représentants français présents dans les instances dirigeantes de gestion de la monnaie CFA, à savoir le Conseil d’administration de la BCEAO, la Commission Bancaire, et le Conseil de politique monétaire sont retirés.
3°-Le Franc FCFA change de dénomination et devient ECO.
4° La nouvelle monnaie CFA-ECO garde la parité fixe avec la monnaie européenne Euro.
5°- La garantie par la France de la monnaie CFA-ECO est maintenue.
Un nouvel Accord de coopération économique a aussitôt été signé à cette date pour remplacer celui signé depuis 1973.
A ce propos, des gens parlent d’accord historique, d’événement historique ! Et notre Ministre des Finances WADAGNI Romuald, en agent satisfait au service des intérêts du colonialisme français, se fend d’un grand satisfecit de contentement en ces termes : « C’est une date historique sur le fond et la forme… C’est une réforme majeure… ». Le Professeur Kako NUBUKPO du Togo qu’on n’attendait pas à ce niveau, au regard de ses combats récents sur la question, déclare « Le cordon ombilical est coupé. Cela va permettre de calmer les contestations et laisser les techniciens travailler plus sereinement ». Cette déclaration est d’autant plus grave qu’elle valide directement une réforme de l’ordre de celle intervenue en 1960 où la France opère par stratégie pour sauvegarder l’essentiel.

CONFERENCE DE PRESSE
A PROPOS DE LA DITE EVALUATION DES ENSEIGNANTS
Cotonou le 08 Août 2019.

 

Mesdames et Messieurs les Journalistes
Chers camarades,
Chers Amis
Je vous souhaite la bienvenue à cette Conférence de presse dont le thème s’intitule ainsi qu’il suit : « Le Problème dit de l’évaluation des enseignants et la question de l’Ecole au service du développement du Bénin »
INTRODUCTION
Mesdames et Messieurs,
La question qui agite l’actualité nationale est celle de « l’évaluation des enseignants ». Un chronogramme est retenu pour cela. Dès le 31 Juillet 2019, plus de 18.000 enseignants pour le moment concernés (ceux reversés en 2008) perdent leur emploi, c’est-à-dire voient leur contrat rompu. Le 24 Aout, une évaluation leur est faite. La publication des résultats est faite le 1er septembre. Ceux qui seront retenus comme qualifiés à l’issue des épreuves seront redéployés pour les 2 et 3 septembre. La gestion des enseignants, l’école publique et son personnel, sera désormais assurée par un organisme privé appelé Agence, autrement dit une gestion déléguée comme déjà il y en dans plusieurs domaines tels la gestion foncière et autres… Autrement dit une véritable course contre la montre pour quel objectif ?! Car véritable serpent de mer ou obsession, cette fameuse évaluation est agitée depuis des mois sous le ciel béninois et sur la tête des pauvres enseignants complétement déboussolés. Et aussi plusieurs fois boycottée.

DRESSE
AUX PRESIDENTS
Issifou Mahammadou du Niger
Jean Marc Rock Christian Kabore du Burkina Faso
Ibrahim Boubacar Keita du Mali
Idriss Deby Itno du Tchad
Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El-Ghazouani de la Mauritanie
Aux Peuples frères martyrs des Etats du Sahel
(Lettre Ouverte)

 

Le lundi 25 novembre 2019, treize militaires français ont trouvé la mort dans un accident d’hélicoptères au Mali dans la zone de l’IPTAKO GOURMA (frontière- Niger-Mali-Burkina Faso). Une fois encore la question de la présence des troupes françaises au Sahel revient au-devant de l’actualité. Dans le discours de la ministre française de la défense, il y est dit que ces militaires sont morts pour la « défense de la démocratie et de la liberté de la France! ». Treize militaires, c’est beaucoup ; mais qu’est-ce que cela représente en rapport avec des morts africains au Sahel ?
Cette situation s’est compliquée de ce fait que le Président français, Emmanuel MACRON, en vrai Patron, vous convoque, tels des garçons de course, pour venir à Pau vous expliquer devant sa Majesté, sur vos positions respectives face à la présence des troupes françaises au Sahel !
Les Excellences Messieurs les Présidents,
Peuples frères du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie,
Comme l’on dit au Bénin « la honte du caïman c’est la honte du varan ». Cette humiliation sublime ne concerne pas que vous ou votre personne, c’est l’humiliation des peuples que vous représentez.

DECLARATION
A PROPOS D’UNE SOI-DISANT RENCONTRE ENTRE L’OPPOSTION ET LE CHEF DE L’ETAT, PATRICE TALON

 

Le lundi 18 février 2019, face aux manouvres du Président TALON d’exclure de la compétition électorale tous ceux qui ne lui sont pas soumis, l’ensemble des forces de l’opposition ont dénoncé unanimement ces agissements et ont fait des exigences précises :
« 1. annuler sans délai l’introduction frauduleuse dudit certificat de conformité inventé par la Cour Constitutionnelle dans sa Décision EL 19-001 du 1er février 2019 et n’ayant aucune légitimité, ni base légale, (ne figurant ni dans la charte des partis ni dans le code électoral);
2. délivrer sans délai les pièces prévues par la loi à tous les partis politiques ayant régulièrement déposé leur dossier au ministère de l’intérieur ;
3. arrêter la mascarade observée dans la délivrance du quitus fiscal » ;
Après ses exigences, elles ont fait le constat suivant :