SCANDALE AU TRIBUNAL DE COTONOU LORS DU PROCES CNSS-BIBE: le délibéré renvoyé au 31 juillet et arrestations de jeunes qui dénoncent l’arbitraire de la justice.

 

La Police Républicaine à ordre de Patrice TALON vient d’arrêter DEGBE Damien et ses camarades.
Ce mardi 24 juillet 2018 autour de 09h le délibéré du procès de Laurent METOGNON et co-accusés a été prorogé pour le 31Juillet. Pendant que les élèves et étudiants allaient à la maison, la police a procédé de façon arbitraire à l’arrestation de quatre étudiants et un journaliste.
Beaucoup de jeunes dont des élèves et étudiants ont participé ce matin à l’audience du procès de Laurent METOGNON et co-accusés, laquelle audience devrait procéder à la délibération. A la grande surprise des uns, la délibération a été reportée au 31 juillet 2018. Cela a suscité l’indignation des participants dont les élèves et étudiants à cette audience. Après avoir déployé des pancartes, banderoles, et scandé quelques slogans pour exiger la libération des détenus politiques dans l’affaire CNSS-BIBE, les camarades élèves et étudiants rentraient chez eux quand la police a fait irruption pour arrêter au carrefour du tribunal de Cotonou quatre militants de l’UNSEB, à savoir Damien DEGBE (Secrétaire Général du Bureau Exécutif National de l’UNSEB), SOZAN Jaquelin, Samuel ANAGO, HOUNYO Alexandre, et un journaliste. D’autres ont été pourchassés pour être arrêtés mais en vain.

ADRESSE AUX ETUDIANTS DU BENIN
Non à la fermeture des portes de l'université aux enfants de parents pauvres !
ÇA SUFFIT ! ON EN A MARRE ! AGISSONS MAINTENANT !

Camarades étudiantes, Camarades étudiants,
Depuis quelques années, étudier dans nos universités et écoles publiques n'est plus chose aisée pour les enfants de parents pauvres. D'abord, pour avoir accès aux écoles professionnelles, il ne suffit plus d'avoir une très forte moyenne au BAC; il faut être parrainé; il faut "avoir la main"; ce qui explique que les écoles professionnelles regorgent des enfants de DG, de ministres, de députés, d'ambassadeurs, de professeurs d'université, de hauts cadres tout court, et ceci au détriment des enfants de parents pauvres, même des plus brillants. Les frais de formation sont taillés à cette mesure-là : 400 000 par ci, 500 000 par-là, 600 ou 700 000 ailleurs en dehors des autres faux frais qui se créent tous azimut. C'est ainsi que les enfants de parents pauvres ne trouvent plus d'autres choix que de ruer vers les facultés et écoles classiques où les inscriptions étaient toujours libres. Mais désormais des barrières s'érigent de plus en plus au point où, dans certaines facultés notamment de l'UAC et ses centres universitaires, il faut constituer un dossier à étudier, payer des frais d'étude de dossiers qui s'élèvent au moins à 2000F et attendre d’être sélectionné comme dans les écoles professionnelles. Une fois, vous avez la chance d'être sélectionné, bienvenue le calvaire : d'abord pour s'inscrire ou se faire photographier, il faut venir prendre place à 3h du matin sans être sûr de pouvoir s'enregistrer juste parce que les postes d'inscription ou de pré-inscription ne sont pas démultipliés. Ainsi, vous pouvez passer un ou deux jours sous le soleil et la pluie avant de vous faire enregistrer. Après tout ce calvaire pour s'inscrire, vous vous rendez compte qu'il n'y a ni suffisamment d'amphithéâtres, ni suffisamment de places dans ceux qui existent pour étudier. Vous êtes obligés de venir prendre place dans les amphis à 3h du matin pour un cours qui démarrent à 8h ; sinon, il faut s'asseoir sur des briques, dans des escaliers ou rester debout... Comme si cela ne suffisait pas, après l'inscription réglementaire, on vous impose d'autres frais sous les vocables de frais d’inscription pédagogique , de relevé et d’attestation de diplôme, de Travaux Pratiques, de frais de reprise, de frais de réclamation...avec des prix qui varient d'un établissement à un autre et au gré des doyens et autres Chefs départements dans chaque université. Avec des conditions si difficiles, il faut payer 15 000F de frais d'inscription (la gratuité ne concernant que les non boursiers ni secourus qui passent en année supérieure) et faire face quotidiennement aux frais de photocopies à chaque cours et ceci jusqu'à la Licence. Après la licence, les études sont terminées pour les enfants de parents pauvres. Désormais, il faut pouvoir se trouver un stage souvent non rémunéré dans une entreprise avec toutes les contraintes financières et matérielles que cela engendre avant de revenir pour s'inscrire en Master et payer des frais de formation qui, comme dans le privé varient entre 300 000 F et 700 000 F. Dans toutes les universités, le manque d'enseignants qualifiés est criard malgré les nombreux Docteurs qui attendent d'être recrutés...

 

UNION NATIONALE DES SCOLAIRES ET ETUDIANTS DU BENIN (UNSEB)

01 BP 1012 Cotonou, Tél : (00229)/94587189/97391022/97045603.

Email: unsebenin@yahoo.fr, Enr : N°94/168/MISAT/DAI/ASSOC du 05/10/94

Compte Bancaire: Ecobank N°022014112344601 

Alerte à l’opinion publique

                                                Aux étudiants, Aux parents d’étudiants, Au peuple Béninois

Les autorités de l’UAC et de la FADESP veulent chasser les enfants des pauvres de l’Université.

Les résultats de la 2e session à la FADESP viennent de tomber. En 1ère année, sur 7594 étudiants, 977 sont déclarés admissibles, soit seulement 12,79%. En 2ème année, sur 3036 étudiants, seulement 652 sont admissibles, soit 21,48%. En 3ème année, option 1, 12 étudiants sur 29 sont admissibles soit 41,38%; Option 2, 40 étudiants sur 87 sont admissibles et en Option 3, seulement 470 étudiants sur plus de 1000 sont admissibles soit un taux de 44% environ. En 4ème année, Option 1, 28 étudiants sur 50 sont admissibles soit 50,91%; Option 2, 22 étudiants sur 68 sont admissibles soit 32,68%, Option 3, sur 1254 étudiants seulement 498 sont admissibles, soit 39,71%.

 

UNION NATIONALE DES SCOLAIRES ET ETUDIANTS DU BENIN (UNSEB)

04 BP 1012 Cotonou – Tél. : 00 (229) 97391022

Site-web : www.unseb.kofele.org – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ;

Enregistrée au MISAT sous le N° 94/168/MISAT/DAI/ASSOC du 04/10/94

 


NON A L’EMBRIGADEMENT DE LA JEUNESSE SCOLAIRE !

NOUS REFUSONS D’ETRE DES MERCENAIRES !

Il paraît que les élèves doivent marcher aujourd’hui et beaucoup d’entre nous ont cru que c’est encore pour demander que les cours reprennent. Mais NON. Nous avons appris que c’est pour soutenir le gouvernement dans le dossier du PVI.

Nous avons cru que c’est une marche organisée par nos responsables. Mais NON.

Ce sont les soi-disant « Jeunes Patriotes » à la solde du pouvoir qui veulent voir leurs rangs grossir, ce sont eux qui prennent de l’argent pour corrompre la jeunesse et organiser des marches et des meetings.