Réunion humiliante de la CEDEAO à New-York
Un échec de la diplomatie impérialiste française

 

Les agitations fébriles observées par certains dirigeants africains pilotés par leurs maitres impérialistes français à la veille de l’Assemblée Générale des Nations Unies autour de la détention des 46 mercenaires envoyés par Alassane OUATTARA au Mali pour déstabiliser le pouvoir de transition étaient surréalistes et donnaient à vomir. Il ne faut jamais oublier que l’impérialisme français, vindicatif et retors, ne pardonne toujours pas à la junte malienne d’avoir mis Barkhane hors du Mali et veut, à tout prix, lui faire payer cet affront.


A la veille de l’Assemblée Générale de l’ONU, la France missionne le pantin et agité président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco EMBALLO, de convoquer une réunion de la CEDEAO en marge de cette réunion. Tout était mis en œuvre pour que le Mali soit encore une fois condamné et isolé. A la veille de la rencontre, le Secrétaire Général de l’Onu, le ministre des affaires étrangères du Nigéria, RFI, France 24, tout a été mis en branle à cet effet. Le secrétaire général de l’ONU, dont l’organisation avait dit que les mercenaires ivoiriens n’étaient pas de son ressort, vient dire sur les antennes des médias français, qu’ils ne sont pas des mercenaires et qu’ils sont venus dans le compte de l’ONU. Le ministre des affaires du Nigéria, pays dont l’oligarchie au pouvoir continue à s’aplatir devant l’impérialisme français, vient déclarer fièrement que les soldats arrêtés ne sont pas des mercenaires. Quant au loufoque président bissau-guinéen, il vient déclarer que les militaires ne sont pas des mercenaires et qu’ils doivent être libérés immédiatement sinon la CEDEAO va en revenir aux sanctions. Il fallait voir sa jubilation devant les journalistes français de RFI et de France 24 pour se rendre compte de la légèreté de l’individu. Pour couronner le tout, à la veille de cette instance de la CEDEAO, le ministre des affaires étrangères de la France rencontre les dirigeants de l’organisation pour leur transmettre les directives de l’Elysée.


Pendant ce temps, la colère des peuples africains ne cessait de monter. Comment peut-on accéder aux désidératas de l’impérialisme français de convoquer une réunion de la CEDEAO à New-York ? Quand-est-que les chefs d’Etat africains cesseront d’humilier l’Afrique ? Oseront-ils encore imposer des sanctions au Mali alors que c’est lui qui est victime d’une agression de la part de l’impérialisme français et de son agent OUATTARA ?
De leur côté, les autorités de la transition malienne refusaient de se plier au chantage inacceptable de OUATTARA et de ces maitres.


Toutes ces protestations, ces colères n’ont pas échappé à la poignée de chefs d’Etat de la CEDEAO réunis à New-York qui ont compris que jamais les peuples africains ne leur pardonneront le fait de se réunir chez l’ennemi pour prendre la décision d’étrangler un peuple frère comme le leur demandait Emmanuel Macron. Voilà pourquoi ils ont décidé d’une délégation de trois présidents sans Umaro Sissoko EMBALLO, pour poursuivre la voie de la négociation et essayer de « régler le problème à l’africaine » comme le disait déjà le président sénégalais Macky SALL lors de son voyage à Bamako.


Les conclusions de cet humiliant sommet de la CEDEAO sont une victoire d’étape du peuple malien et des peuples africains. Elles sont une défaite de la diplomatie française dans son ardente volonté d’étouffer le peuple malien et les peuples africains qui sont décidés à s’émanciper de sa tutelle.


Le combat doit se poursuivre plus que jamais afin de chasser de l’Afrique tous les impérialistes et notamment français qui entravent l’émancipation de notre continent et de ses peuples.
Afia

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