EDITORIAL

Jeunes de mon pays, au combat pour la Patrie et les libertés !

Dans une « Adresse aux jeunes à venir dans les rangs des
combattants pour la vie, le bien-être, la liberté et la Patrie », le
Président de l’Alliance Pour la Patrie, Philippe Noudjènoumè
appelle les jeunes de toutes catégories qui « souffrent de la
politique du Pouvoir de la Rupture ;…qui ont faim, qui ne savent
à quel saint se vouer, qui ont envie d’en finir par tous les moyens
avec la vie de galère et de misère pour un avenir plus beau », à
rejoindre les rangs des combattants de la liberté et de la Patrie.
Oui, l’expérience a montré que pour se battre, pour libérer la
Patrie des griffes des prédateurs coloniaux et conquérir les
libertés, il faut rejoindre les rangs des combattants et qui en
donnent la preuve. L’Alliance Pour la Patrie regroupant les
« hommes et femmes, généreux, patriotes, démocrates
révolutionnaires prêts, s’il le faut, à mourir pour le bien-être de
ce pays et de ses hommes. » en constitue le cadre.
Pas de démagogie. Pour en finir avec l’esclavage colonial français
avec son pacte colonial, pour en finir avec la dictature
autocratique de Patrice Talon qui affame et opprime, qui te
traque et t’accable de taxes iniques, pour en finir avec la galère,
la nécessité et l’exigence de sacrifice conscient sont, à ce niveau,
pour notre peuple et vous, sa « jeunesse affamée, fragilisée,
instrumentalisée et sans perspectives », indispensables. Les
libertés conquises sur l’autocratie de Kérékou et aujourd’hui
complètement confisquées, l’ont été à ce prix.
Jeunes de mon pays, allez-y alors massivement ! En avant ! Allezy hardiment rejoindre les barricades pour arracher la liberté, une
bonne formation, l’emploi et la dignité pour que Vive la Patrie.
La Rédaction


ALLIANCE POUR LA PATRIE (APP)
01BP 2582 Cotonou, recette principale. Rép. du
Bénin ; Tel : (+229) 61 92 63 84/66 16 01 69
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ADRESSE AUX JEUNES A VENIR DANS LES RANGS DES
COMBATTANTS POUR LA VIE,
LE BIEN-ETRE, LA LIBERTE ET LA PATRIE.
ous êtes la Jeunesse !
C’est-à-dire la couche représentant une proportion
d’environ 80% de la population du Bénin, soit 10 millions
de personnes sur les 12 millions de notre pays.
Vous êtes donc le peuple, réparti dans les villes et campagnes de
notre pays ; des filles, garçons, élèves, étudiants, artisans,
paysans, jeunes diplômés sans emploi, jeunes déscolarisés que
l’on retrouve dans des carrefours-feux rouges, aux gares
routières, aux ponts-péages et autres stations d’arrêts
improvisées des camions et voitures.
Le 28 Mars 2021, s’est tenu le Forum de la Jeunesse Patriotique
qui a fait de justes diagnostics de l’état de la jeunesse béninoise,
les causes de cette situation ainsi que les tâches qui incombent à
elle. L’adresse actuelle tire l’essentiel de son contenu des
résolutions de ce Forum.
En effet, la jeunesse est affamée, fragilisée, instrumentalisée et
sans perspectives. Mais sache une chose. C’est que de façon
méthodique dans ce pays, des hommes ont détruit ton avenir et
ont planifié et réalisé ta déchéance et ceci depuis 1960. La
Conférence Nationale a constitué un jalon de renforcement de
cette politique anti-jeunes. Les Kérékou, Mgr De Souza, Dossou
Robert et autres Holo Théodore ont excellé dans cette besogne.
Non seulement ils ont privé les jeunes de bourses, de secours et
subventions diverses, mais encore ils les privent de tout emploi
stable et permanent ; les emplois sont devenus précaires, soumis
aux relations personnelles « des bras longs », dans l’appareil
d’Etat, emplois connus sous des appellations diverses telles
« communautaires », «contractuels, aspirants», etc. Les Kérékou,
Yayi et autres, ont affamé, les jeunes, les ont empêchés de
s’organiser pour rechercher des solutions à leurs multiples
problèmes et ne leur ont offert d’autres issues que les prières
dans les églises, les temples et les mosquées ou la mort dans le
désert ou la Mer Méditerranée. Talon, actuellement, fait porter
au paroxysme ce mépris des conditions des jeunes.
Beaucoup de jeunes ne connaissent pas la cause profonde de nos
malheurs. Est-ce dû simplement à la méchanceté des hommes
qui nous ont gouvernés depuis 60 ans ? Pas du tout.
La cause du malheur de la Jeunesse est le maintien du Pacte
colonial.
Mais qu’est-ce que le Pacte colonial ?
L’indépendance de 1960 est une fausse indépendance et les
Français nous tiennent toujours enchaînés par beaucoup de liens
coloniaux tels la monnaie, la langue et le fait que nous ne devons
pas transformer nos matières premières chez nous. L’argent que
nous traînons tous les jours dans nos poches (le CFA) ne nous
appartient pas. Nous, on travaille et la France garde par-devers
elle le fruit de ce travail et de notre sueur ; et si on a besoin de
notre argent, la France nous le prête avec intérêt. De façon plus
grave, l’école et les formations que nous recevons sont encore
largement demeurées coloniales et ne correspondent nullement
aux besoins de développement de notre pays ; notre pays a
besoin des experts, des ingénieurs en agriculture, en industries
de transformation de nos produits, mais l’école nous fabrique
des juristes français, des économistes français, des géographes,
des littéraires maîtrisant Verlaine ou Victor Hugo et ignorant tout
de leurs propres langues ; des historiens qui ignorent
complètement notre histoire et répètent l’histoire française, etc.
On foule aux pieds nos Cultures, nos langues qui constituent les
bases premières de tout développement. Conséquence : nos
écoles, nos universités sont des usines à fabriquer des chômeurs.
Le Bénin demeure un « Enclos français » en Afrique à l’instar du
Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Niger, etc. C’est pour gérer cette
situation que la France a placé à la tête du Bénin avant de partir
officiellement en 1960, des hommes et femmes citoyens
béninois, pour continuer cette œuvre ; ceux qui sont en fait des
« gouverneurs à peau noire ». Les gouvernants comme Talon,
Yayi Boni, etc. sont entre autres représentants de ce système.
Il faut en finir ! Il faut finir avec la galère. Pas de développement
sans la jeunesse, importante et déterminante proportion de la
population béninoise, et fer de lance de tout développement.
Parlant de la force de la jeunesse, il s’agit en particulier de sa
formation adéquate et basée sur nos cultures et valeurs propres
et des emplois appropriés aux besoins du pays.
Il faut en finir ! Et l’expérience des jeunes dans ce pays, qui se
sont battus bravement avec générosité et héroïsme pour
arracher les libertés connues sous le nom de Renouveau
démocratique, est là pour inspirer.
Jeune étudiant !
V
LA FLAMME N°401 14 mai 2021
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Page 3
Toi qui souffres de manque de bourses et secours universitaires,
ou qui as abandonné à mi-chemin par manque de moyens ou
sous l’effet de frais d’études exorbitants ; toi qui as subi les
massacres d’une formation universitaire inadaptée aux besoins
de développement du Bénin et qui ayant terminé le cycle
universitaire et devenu « Diplômé sans Emploi », retournes
encore dans les rues ou à la charge des parents ;
Jeune élève !
Toi qui souffres de manques de secours scolaire, de livres, de
fournitures, ou encore pire, de professeurs de toutes sortes, toi
qui ne sais à quel avenir tu es destiné et qui de guerre lasse,
abandonnes sans aucune perspective ;
Jeune artisan, toi qui es à la recherche de subventions d’Etat à
l’apprentissage, à l’acquisition d’un métier et de crédit pour
l’ouverture d’un atelier ;
Jeune paysan, toi qui ne sais comment faire pour la formation, le
crédit et les subventions pour agrandir le patrimoine agricole et
te donner une entreprise agro-pastorale moderne et prospère ;
Toi Jeune déscolarisé, qui veux te réaliser en reprenant des
formations adéquates et des voies de reconversion et
d’épanouissement nouveau ;
Enfin toi jeune, ouvrière et ouvrier, jeune travailleur et
travailleuse tant de la Fonction publique que du secteur privé,
jeune vendeur ou vendeuse des marchés dont les perspectives
d’évolution et d’épanouissement sont hypothéquées ;
Viens à l’Alliance Pour la Patrie(APP).
L’Alliance Pour la Patrie, c’est l’Alliance des Hommes, Femmes,
Généreux, Patriotes, Démocrates révolutionnaires, prêts, s’il le
faut à mourir pour le bien-être de ce pays et de ses hommes,
membres des Partis, organisations de masses diverses
combattives et qui ont fait leur preuve dans ce pays.
Elle se donne pour objectif général de recouvrer l’indépendance
complète pour la patrie, le Bénin, par la suppression de « l’Enclos
français » qu’est notre patrie et restaurer le pays de Béhanzin,
Saka Yérima, Bio Guerra, Kaba pour son développement rapide
et harmonieux. Cet objectif général se décline en sous-objectifs
que sont :
a) En finir avec le franc CFA et créer une monnaie nationale
en attendant la création d’une monnaie CEDEAO ;
b) conquérir la souveraineté sur nos richesses du sol et du
sous-sol ainsi que sur nos entreprises stratégiques ;
c) Changer totalement le système éducatif du primaire au
supérieur en le basant sur nos langues, notre histoire et
nos valeurs culturelles positives. Le nouveau système
éducatif doit privilégier en même temps qu’une formation
technique, une formation de masse en donnant des
moyens d’Etat aux fils de pauvres d’émerger par des aides
et subventions adéquates ;
d) Réorienter l’économie dans le sens de « Produire ce que
nous consommons et consommer ce que nous
produisons » ;
e) Rétablir les prérogatives des institutions traditionnelles
fondamentales du pays (Rois et autres autorités
traditionnel) en tant qu’organes législateurs.
Jeune, toi qui souffres de la politique du Pouvoir de la Rupture ;
toi qui as faim, qui ne sais à quel saint te vouer, toi qui as envie
d’en finir par tous les moyens avec la vie de galère et de misère
pour un avenir plus beau, il y a espoir, viens dans l’Alliance des
Hommes généreux, probes, combattifs et intrépides ;
Sache que les KEREKOU, Robert DOSSOU, les AMOUSSOU
Bruno, HOUNGBEDJI Adrien, YAYI, AJAVON, KOUTCHE et autres
AÏVO, Rékya, etc. ne sont que des porteurs et continuateurs de
la politique coloniale de la France au Bénin qu’ils veulent
conserver comme « Enclos français ». Si tu veux apprendre
l’histoire réelle de ce pays et à lutter ; bref, si tu veux être
garçon ou brave femme, viens dans l’école de formation au
combat qui a fait ses preuves dans l’histoire de ce pays ! Viens
à l’Alliance Pour la Patrie (APP), proche du PCB.
Engage-toi dans les actions révolutionnaires pour l’instauration
d’un Gouvernement patriotique et de Probité.
Jeune Béninois, débarrasse-toi de toutes les tares d’avilissement
et de mendicité où on veut t’enfermer.
Rejoins les barricades pour arracher la liberté, une bonne
formation, l’emploi et la dignité pour que vive la Patrie de nos
Aïeux !
Cotonou, le 13 Mai 2021.
Président du Conseil National de Gouvernance Patriotique et
Démocratique de l’Alliance Pour la Patrie !
Philippe NOUDJENOUME

FORUM DE LA JEUNESSE
MANIFESTE DE LA JEUNESSE POUR LA PATRIE
Thème : Jeunesse face à la gouvernance du pays : Défis
et perspectives
Qui sommes-nous ?
es Représentants de la Jeunesse. Cette Jeunesse où les
moins de 40 ans constitue dans la population béninoise
une proportion écrasante de 80%. Nous sommes donc le
peuple, réparti dans les villes et campagnes de notre pays ; du
nord au sud, de l’est à l’ouest. Nous sommes représentants des
filles, femmes, garçons et hommes, élèves, étudiants, artisans,
paysans, de jeunes diplômés sans emploi, de jeunes salariés
précarisés soumis aux mesures esclavagistes de travail décidées
par le pouvoir de la Rupture, de jeunes déscolarisés que l’on
retrouve comme vendeuses et vendeurs de bricoles de toutes
sortes dans des carrefours-feux rouges, des gares régulières et
autres stations d’arrêts improvisées des camions et voitures et
des ponts-péages. Voilà les jeunes et le sort que vivent 80% de
notre population soit près de 10 millions de personnes sur les 12
millions de notre pays.
Une jeunesse affamée, fragilisée, instrumentalisée et sans
perspective.
Mais comment en est-on arrivé là ? La jeunesse béninoise est
l’une des plus actives, des plus héroïques de la jeunesse
africaine. En effet, elle a conduit dans l’histoire des luttes
glorieuses qui ont permis de grandes transformations de notre
pays.
La jeunesse béninoise a, avec les autres jeunesses des colonies
françaises grandement contribué aux indépendances même
formelles de 1960.
Au sein de l’UGEED et plus tard au sein du FACEEN, de la LNJP,
des Organisations Régionales de Jeunes telles OJSD (Dassa),
RAJEUMO (Mono), Odokoya (Savè), Sonagnon (Ouémé),
Filognon (Abomey), etc. regroupés dans la JUD, les Jeunes ont
joué un rôle d’avant-garde et se sont toujours illustrés dans les
batailles pour l’indépendance du pays contre la domination
coloniale française et le bien-être économique du pays. De façon
particulière contre l’autocratie de Kérékou-PRPB, les jeunes ont
joué un rôle de premier ordre dans des manifestations héroïques
: 1979, 1985, 1987, 1989. Le grand mouvement qui a déboulonné
l’autocratie de Kérékou en 1989, a commencé par l’action
déterminante des élèves de Porto-Novo et de Cotonou au sein
D
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Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Page 4
du COGELEB (Comité Général des Elèves du Bénin) suivie de la
grève générale des Etudiants ensuite achevée par les travailleurs.
En un mot, la démocratie instaurée en 1990 sous le nom du
Renouveau démocratique, nous la devons notamment à la
jeunesse gonflée de générosité, d’idéalisme et de patriotisme.
Ces dirigeants de l’époque âgés d’à peine 30 ans prirent sur eux
les grandes transformations du pays. C’est grâce à ces jeunes
généreux et à leurs sacrifices que nous avons la bouffée
d’oxygène des années 90.
II- Le crime des Dignitaires du Renouveau contre la Jeunesse.
De façon méthodique, les Dignitaires de la Conférence nationale
ayant à leur tête les Kérékou, Dossou Robert, Mgr De Souza et
autres Holo Théodore ont détruit ce riche patrimoine et cette
heureuse tradition révolutionnaire et patriotique.
En quoi faisant ?
Ils ont œuvré en plusieurs directions :
Premièrement : Laisser pour compte les combattants ayant
organisé et conduit le grand mouvement populaire de 1989-90 ;
les maintenir dans l’état de misère et de délabrement pour
décourager toute possibilité de susciter des vocations de
générosité, leur refuser toute indemnisation et réparation et les
montrer comme responsables de leurs conditions de misère et
les présenter comme exemples à ne pas suivre ; par contre,
dédommager grassement les éléments hauts bourgeois ayant
connu des dommages du fait de la politique autocratique.
Deuxièmement : Détruire chez le Jeune Béninois ce qui jusquelà fait sa force : la combattivité pour un idéal ; la générosité pour
l’autre, l’héroïsme, l’esprit du collectif ; en place, ils ont prôné
l’individualisme avec l’expression « S’il y a un danger on ne dit
pas "attention à notre tête mais attention à ma tête" » ; ils ont
développé l’esprit de soumission et découragé sinon réprimé
toute contestation considérée comme expression de violence.
Ceci suivi dans une forte propagande de diabolisation des
expériences positives des aînés (à travers des individus) qui ont
fait 1989-90. Et une intense propagande pour la « paix » en
taisant et en camouflant que les véritables auteurs de troubles à
la paix sont les affameurs, les pilleurs, les oppresseurs du peuple
qui enlèvent le pain, l’emploi et la liberté à la jeunesse et au
peuple.
Troisièmement : Fragiliser l’existence de la jeunesse privée du
minimum vital et de moyens de self-détermination. Ainsi plus de
bourses et secours scolaires et universitaires. La jeunesse
soumise à une école et formation de type colonial et inadaptée
à nos besoins est contrainte au chômage, à la précarité et du
coup à la mendicité ; avec comme conséquence le
développement des relations de dépendance personnelles :
dépendance personnelle vis-à-vis des parents ce qui n’était pas
le cas de la génération des jeunes ayant effectué la révolution de
1989, dépendances de type pyramidale pour l’obtention et le
maintien de l’emploi ; développer la précarisation de l’emploi
public avec la création d'une catégorie particulière de
travailleurs contractuels d’Etat mais relevant du régime privé et
inscrits non à la FNRB mais à la CNSS. Nous avons les divers titres
Vacataires, Contractuels, Communautaires, Contractuels d’Etat
etc. L’emploi étant dépendant de la générosité d’un tuteur
parent et autre « bras long », sa précarité en est accentuée. Les
concours frauduleux sous YAYI Boni étant l’expression de cette
situation.
Le régime dit de la Rupture a poussé cette fragilisation de la
jeunesse au point de l’esclavage avec son système répressif, de
contrats à durée déterminée à vie et de « l’aspiranat ». Le jeune
est donc réduit à la mendicité auprès des nantis qui les
instrumentalisent avec des T-shirts et autres sandwichs lors des
échéances électorales.
Quatrièmement : Prendre des textes réprimant tout éveil à la
pensée sociale et politique.
Ayant enlevé tout espoir de stabilité, d’emploi et donc de vie
sociale au jeune, il faut à la base le détourner de toute question
collective et sociale et donc politique. Le règlement intérieur pris
sous l’équipe Kérékou-Soglo Nicéphore et signé du duo
HOUNTODJI Paulin et la Coopérante française Jeanne LAMOURE
de 1991 aura fini d’achever les choses. C’est l’interdiction de
toute réunion, de toute activité d’éveil des élèves dans les
établissements scolaires. Il faut rendre la jeunesse inconsciente
des problèmes sociaux, économiques et politiques. Le mot
d’ordre était « les études d’abord, la politique ensuite ». En fait
détruire toute idée de s’éclairer sur les faits sociaux et le
comportement des hommes.
Cinquièmement : Déployer l’arsenal religieux et irrationnel. Le
Jeune sans aucune perspective, ne peut s’en référer non au fait
de l’homme mais à Dieu, le Créateur et ainsi se remplissent les
églises, temples et mosquées, les couvents vodou ; les dirigeants
eux-mêmes n’hésitent pas pour résoudre un problème social
et/ou politique à appeler le peuple et en particulier les jeunes à
« prier » comme si Dieu n’a pas dit « Porte le poids jusqu’au
genou et je t’aiderai à le porter sur la tête ». Ainsi va
l’abêtissement du jeune Béninois.
Les conséquences, c’est que l’on voit des centaines de milliers de
jeunes (force de travail non utilisée), déambuler sans but à
longueur de journée au crochet peut-être de parents et amis.
Leur tentation ultime, c’est la fuite et la migration pour échapper
à la misère ambiante ou se livrer à tous les mauvais ressorts de
la société. Le désespoir amène à des suicides, phénomène
nouveau, qui se sont multipliés ces derniers temps dans notre
pays. La réalité est effarante.
Or, la jeunesse est l’édificatrice du monde.
Nous sommes au pied du mur. Nous sommes dans le gouffre.
Avec le pouvoir autocratique et ruineux du Président Talon, tout
est davantage détruit au nom de la rationalité capitaliste, mais
en fait pour l’enrichissement du clan. L’école qui demeure
française et dispensée dans la langue française, est détruite du
primaire à l’université en passant par le secondaire.; à sa place,
on parle de professionnaliser l’enseignement en développant
partout l’enseignement technique avec la création partout des
lycées techniques sans toucher au problème fondamental de
quelle langue doit en être le support, une langue qui exprime la
réalité que l’apprenant doit transformer où toujours une langue
étrangère à cette réalité ? Ce qui veut dire faire du « sur place »,
car, c’est simplement constituer des corps d’artisans spécialisés
pour entreprises et monopoles étrangers. L’université,
extravertie se ferme aux fils des pauvres, avec les frais
exorbitants (de l’ordre des 400.000 à 751.000 pour les Masters
etc.). Les ateliers de formation deviennent peu attrayants du fait
qu’au bout du rouleau, ou on ne dispose pas d’argent pour ouvrir
un atelier soi-même, ou pire parce que l’on est assuré qu’au bout
du rouleau on ne trouve pas de client et donc pas de travail ;
alors on se convertit en « zémidjan ».
III- La cause du malheur de la Jeunesse est le maintien du
Pacte colonial.
Mais pourquoi cette situation et qui a intérêt à cette destruction
au physique et au moral de la Jeunesse ? Ce sont les ennemis de
la jeunesse. La gouvernance dans notre pays depuis 1960 est une
gouvernance française poursuivie par les liens coloniaux :
autrement dit, la gouvernance du pacte colonial.
Mais, qu’est-ce que le Pacte colonial ?
L’indépendance de 1960 est une fausse indépendance et les
Français nous tiennent toujours enchaînés par beaucoup de liens
coloniaux tels la monnaie, la langue et le fait que nous ne devons
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pas transformer nos matières premières chez nous. L’argent que
nous traînons tous les jours dans nos poches, le franc CFA, franc
des colonies françaises d’Afrique, ne nous appartient pas et le
fruit du travail de notre sueur est accaparé par le biais de cet
argent, par la France. De façon particulière, l’école et les
formations que nous recevons sont encore largement
demeurées coloniales et ne correspondent nullement aux
besoins de développement de notre pays, ce qui est la source
principale du chômage et du sous-emploi. C’est pour gérer cette
situation que la France a placé à la tête du Bénin avant de partir
officiellement, des hommes et femmes citoyens béninois, pour
continuer cette œuvre. Les gouvernants comme Talon, Yayi Boni
etc. sont entre autres, les piliers de ce système.
A coup sûr, pour se libérer et assurer son épanouissement
général, la jeunesse doit s’engager dans une lutte résolue pour
en finir d’urgence avec le pacte colonial.
Notre sort dépend essentiellement de cette issue : se libérer du
pacte colonial qui constitue un bouchon de développement et
d’épanouissement de la jeunesse.
IV- Que faire ?
Comme l’a dit Frantz Fanon « Chaque génération doit dans une
relative opacité, affronter sa mission, la remplir ou la trahir »
La mission de notre génération est de nous battre pour édifier un
pays épanoui, indépendant, fier de s’instruire et d’instruire ses
enfants dans les langues maternelles comme le font tous les
hommes libres de la planète, un pays qui prend son destin en
main en sauvegardant pour lui le patrimoine national pour un
développement rapide et harmonieux de toutes ses régions, un
pays qui, avec sa propre justice met fin à l’impunité des crimes
politiques et économiques, un pays qui met aux postes de
commande le patriotisme le plus ardent. Nos arrière-grandspères ont lutté pour obtenir l’indépendance formelle, nos
grands-pères et pères se sont battus pour arracher les semilibertés appelées Renouveau démocratique, nous avons pour
mission d’émanciper complètement ce pays et ses hommes.
.Pour l’immédiat :
1°-S’engager dans les rangs des Combattants contre le Pouvoir
de la Rupture, actuel Représentant et Gestionnaire du Pacte
Colonial sous sa forme autocratique. A ce propos dire à Talon et
à son Equipe de campagne « Talon Dégage ! Non au PAG
destructeur ! Pas de nouveau Mandat pour toi » ;
2°- Combattre tous les autres tenants du système rétrograde du
maintien du Pacte Colonial sous diverses facettes comme les
nouveaux « Gouverneurs à peau noire » en préparation dans les
arcanes de l’Elysée pour la perpétuation du système ;
3°-S’engager dans les actions révolutionnaires pour
l’instauration d’un Gouvernement patriotique et de Probité ;
Jeune Béninois, débarrasse-toi de toutes les tares d’avilissement
et de mendicité où on veut t’enfermer.
Rejoins les rangs des combattants de la liberté, de
l’indépendance, pour une bonne formation, l’emploi et la
dignité !
Que vive la Patrie de nos Aïeux !
Que vive l’Afrique !
Fait à Cotonou, le 28 Mars 2021.
Le Forum de la Jeunesse pour la Patrie
INSTITUT INTERNATIONAL DE RECHERCHE ET DE
FORMATION (IN.I.RE.F)
COORDINATION DES ROIS PROBES DU NORD
DECLARATION
e 07 avril 2021, en pleine campagne électorale à Bohicon,
le président Patrice TALON, candidat à sa propre
succession, a tenu, en langue fon, les propos suivants : « Le
peuple fon au pouvoir ne le lâchera pas pendant longtemps. »
Comme d’habitude, les propos du genre se propagent à grande
vitesse, et en un temps record, ils ont couvert tout le pays, du
nord au sud et d’est en ouest. Ces paroles malveillantes ont
donné la chair de poule à presque tous nos concitoyens, mais
aussi ont trouvé un écho favorable chez certains autres.
C’est pourquoi, suite à ces informations, les membres du Comité
de Coordination des Rois probes du Nord se sont consultés et se
sont réunis à Parakou, le jeudi 29 avril 2021 pour échanger sur
les contours de ces propos et du contexte sociopolitique
national. A l’issue des échanges, le Comité de Coordination rend
publique la déclaration ci-après :
1- Notre pays se trouvait plongé dans une ambiance de
campagne électorale présidentielle exclusive qui a
dégénéré en une crise sociopolitique sans précédent à
partir du 06 avril 2021. Des manifestations et actions
violentes se sont déroulées dans beaucoup de localités du
pays, en particulier dans le centre et le Nord ; on déplore
des pertes en vies humaines et beaucoup de blessés
graves. Dans un tel contexte, de tels propos tenus par le
président de la République sont graves et inquiétants
parce que nuisibles à la concorde et à l’unité nationale, à
la paix et à la quiétude des populations ;
2- Nous fustigeons et condamnons ces propos comme
étrangers aux mœurs de notre peuple. Nous demandons à
toutes les têtes couronnées du Nord Bénin, aux Chefs de
terre, de couvents et à toutes les autorités morales et
religieuses de bien mesurer la gravité du danger que
colportent de tels propos pour l’unité des peuples du
Bénin et de s’en démarquer fermement en rappelant à
l’ordre tous leurs administrés qui pourraient en être
contaminés ;
3- En effet, on apprend que des individus originaires du Nord,
mal intentionnés ou mal informés, répliquent à ces propos
par des menaces ci-après : «le pays sera divisé en deux ».
A ces individus et à leurs mentors, nous répondons que
nous ne voulons pas pour notre Chère Patrie, le Bénin, ce
qui est arrivé à la Côte d’Ivoire, ni au Rwanda. Nous ne
voulons pas la division de notre pays en deux aux
conséquences incalculables et irréparables. Nous mettons
en garde tous nos filles et fils qui prêteraient flanc à
quelque velléité d’opposer le nord de notre pays à son sud,
ils trouveront dressés devant eux et à notre appel comme
un seul homme toutes les filles et fils patriotes du pays,
toutes régions confondues.
4- Nous rappelons que, depuis que la soldatesque française
a agressé, vaincu et dépouillé de leurs prérogatives nos
ancêtres et aïeux dont BIO GUERRA, SAKA YERIMA, KABA,
après avoir vaincu BEHANZIN, KPOÏZOUN, les peuples de
notre pays se trouvent soumis et unis par un seul et même
sort, à savoir, la domination étrangère, française en
particulier. Ils sont bien conscients de cette domination
qui les étouffe et de ses agents, mais aussi et surtout de
leur unité nécessaire et suffisante à édifier par tous les
moyens pour se libérer effectivement ;
5- Nous prions et invoquons les âmes et esprits de tous nos
ancêtres et aïeux ainsi que toutes les divinités du pays
pour qu’ils nous assistent, nous guident, nous protègent
dans ce combat de libération et éloignent de notre pays
L
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Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Page 6
tout esprit et agent de division. Nous sommes un seul et
même Peuple Indivisible, Uni et Scellé par l’histoire et le
sort. En conséquence, nous renouvelons ici notre
engagement de mériter de nos ancêtres et aïeux qui ont
versé leur sang pour défendre notre patrie et sauvegarder
l’intégrité territoriale et l’unité nationale.
6- A cet effet, nous lançons un vibrant appel à nos compères
du sud aux fins que :
- ils méprisent ces propos du président Patrice TALON
comme ceux d’un homme politique en mal de
promotion politique ;
- ils se mobilisent pour qu’ensemble et pour venger nos
ancêtres et aïeux BEHANZIN, KPOÏZOUN, BIO GUERRA,
SAKA YERIMA, KABA, etc… nous fassions échec à toute
tentative d’occupation ou de division de notre Patrie
commune et indivisible. Non à la scission du Bénin en
deux ! Honte aux antipatriotes !
Parakou, le 03 mai 2021
Le Comité de la Coordination
Le Président
Sa Majesté SOUNON BOUCO NOMBAGARI II
Roi de Wari Maro
Des Rois et Dignitaires du Bénin ont souscrit à cette
Déclaration patriotique
1- Sa Majesté SINA DOUNWIROU, 1er Ministre de
l’Empire de Nikki ;
2- Sa Majesté ATCHIBA II, Roi de Bassila ;
3- Sa Majesté Sina TOUNKOU, Roi de Bori ;
4- Sa Majesté DABA GOGA IV, Roi de DJOUGOU
Kpantrossi
5- Sa Majesté SOUNON LAFIA YANKASSOU, Roi de
Kandi ;
6- Sa Majesté Sounon TOUKO SARI, Roi de Bouè ;
7- Sa Majesté TANTOU KOUNTE, Roi de Toukountouna ;

MESURES REPRESSIVES A LA VEILLE DE L’INVESTITURE DE
TALON
Prétexte d’un état de siège masqué
ar une note de service en date du 06 mai 2021 adressée
aux Directeurs Départementaux de la Police
Républicaine, le Directeur Général de Police Républicaine
Soumaïla YAYA a ordonné aux policiers des mesures répressives
contre les usagers de la route. Ainsi à partir du 15 mai 2021, une
opération répressive sera déclenchée par rapport aux infractions
suivantes: le non-respect des couloirs de circulation, les
surcharges sur véhicule, le défaut de port de casque, de masque,
de ceinture de sécurité, le téléphone au volant, le défaut de
plaque d’immatriculation, etc.
Mais avant l’échéance du 15 mai, il s’observe depuis quelques
temps sur les axes routiers et au niveau des frontières nationales
des opérations de fouilles systématiques par des policiers et
militaires. Dans tous les carrefours du pays, les policiers
procèdent aux fouilles systématiques des véhicules et engins
sans oublier les contrôles de leurs pièces. Il est même interdit
aux conducteurs de taxi moto de transporter des bagages. Au
niveau des frontières aussi, les militaires sont positionnés et
procèdent aux fouilles systématiques des passants et autres
voyageurs.
Ce qui intéresse ici, c’est le contexte dans lequel se situe le
déclenchement de ces opérations. Tout le monde sait que ces
différentes mesures ne datent pas d’aujourd’hui. Pourquoi alors
la police revient-elle sur ces mesures et surtout en ces momentsci de façon aussi brutale? Voilà autant d’interrogations dont les
réponses peuvent mieux situer sur les vraies raisons qui
expliqueraient ces nouveaux relent répressifs.
En effet pour quelqu’un qui suit bien la situation politique du
Bénin surtout ces derniers temps, il sait que le pouvoir de la
rupture est viscéralement rejeté par le peuple. C’est ce que
confirme le boycott massif de la parodie d’élection présidentielle
du 11 avril 2021. Patrice Talon s’est donc autoproclamé
Président par suite d’exclusion, de fraude, de bourrage des urnes
bref, par tricherie électorale.
Ceci étant, la crise de confiance entre le peuple et lui ne fait que
se creuser. Talon craint désormais l’explosion inévitable du
brasier populaire sur lequel il est assis. Voilà pourquoi il
s’enfonce dans la terreur contre le peuple pensants’assurer ainsi
de minimiser et étouffer possibilité de contestation.
L’occupation du pays par la police et l’armée, la recrudescence
des mesures répressives obéissent à cette pensée de terroriser
sous le prétexte de la lutte contre les infractions du code de la
route. Patrice Talon croit ainsi faire passer sa cérémonie
d’investiture sous une apparence de quiétude. Or, c’est un état
de siège masqué qu’il instaure en se cachant du peuple qui le
rejette. C’est simplement ahurissant ! C’est cela la face cachée
d’un dirigeant autocrate vomi et rejeté de l’intérieur puis isolé
de l’extérieur.
Brieux MAHOUKLO.

Contre les turpitudes de la dictature naissante de
Mathieu KEREKOU, le 16 Août 1973, le Capitaine Hilaire
BADJOGOUME démissionne du Gouvernement Militaire
Révolutionnaire (GMR)
(Suite et Fin)
LES LEÇONS DE 10 MOIS DE REVOLUTION
DAHOMEENNE
Il convient de distinguer le 26 octobre du 30 novembre.
Si le premier est une date de soulagement, le second est une
date d’enthousiasme branchée sur un acte de foi : le discours
programme. Si j’ai personnellement donné un accord mesuré au
premier pour la simple raison que je n’ai été associé ni de loin ni
de près à son avènement et que je n’ai pas été consulté pour être
nommé Ministre de l’Education nationale, je me suis donné sans
compter pour le second.
Le peuple, celui qui se devine confusément derrière les masses
depuis longtemps mystifiées, a apporté son adhésion palpitante,
P
«
LA FLAMME N°401 14 mai 2021
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Page 7
vigilante et militante. Je n’oublierai jamais plus cette expérience
qui me fortifie dans ma confiance au peuple qui m’a vu naitre et
au salut duquel j’ai décidé très tôt de me livrer en sacrifice
propitiatoire. Je ne m’étais pas trompé en pensant depuis
toujours que ce peuple-là pouvait être l’artisan de son propre
salut. Il l’a prouvé pendant ces dix derniers mois de lucidité
collective.
Les organisations progressistes celles qui n’ont jamais connu le
jeu d’oscillation des pendules et celui des équilibristes de cuivre
ont vu dans le sentier du 30 novembre le début d’une vaste
avenue ensoleillée pour le peuple. Elles ne se sont pas trompées
malgré toutes les raisons de réception actuelles. Le peuple est là,
éternel qui saura reconnaitre les siens. Il y a des signes qui ne
trompent pas. Les idées qu’elles essayaient de véhiculer contre
leur sécurité et leur confort, contre toutes les polices de tous
les régimes, il a suffi qu’elles deviennent timidement et
partiellement officielles pour que tout le Dahomey se
reconnaisse à travers elles et se sache concerné jusqu’aux
‘’tripes’’.
Ces idées-là, on peut accepter de mourir pour elles pour qu’elles
survivent. L’immense et ample convergence des aspirations et
des espérances sera demain le tribunal à la barre duquel
défileront ceux qui ont tenté de la défigurer. On peut deviner la
sévérité du verdict. Leur dernier habitacle sera quelque part au
fond de la poubelle de l’Histoire Nationale.
Ils se trompent ceux qui par la représentation réactionnaire,
stupide et inutile tentent de contenir la révolution qui déborde
et éclate de toute part. Ils se trompent ceux qui ont confondu
leur révolte-morale- avec la révolution-politique- qui suppose
objectif, méthode, moyen. Ils se trompent ceux qui ont pensé
qu’on peut encore se servir de la révolution pour se servir.
La Révolution dahoméenne est désormais un phare. Elle guidera
le peuple parce qu’elle est désormais tapie au fond de son cœur
et qu’elle irrigue son intelligence. C’est pour cette raison que je
suis persuadé qu’elle survivra. Ma démission –douloureuse- se
veut une modeste contribution à sa survie.
Dahomey, début septembre 1973
Capitaine Hilaire BADJOGOUME »

 

Pour la Réhabilitation de l’Histoire, la réconciliation des
dynasties royales d’Agbomê et la Paix entre les Peuples
du Bénin, Restituer à Dada ADANDOZAN sa véritable
place dans l’histoire du DANHOME
Par le Pr Philippe Noudjènoumè
ans la presse, nous avons lu l’audience accordée ce mardi
11 Mai 2021, à Sa Majesté Dada ADANDOZAN
AYADOKOUN Alain, par le Président de la Cour
Constitutionnelle. Dans la suite de la délégation, il est noté la
présence de l’ancien Ministre Roger AHOYO.
.Dans le compte rendu fait à l’issue de l’audience, il a été dit que
Sa Majesté ADANDOZAN AYADOKOUN « a sollicité du N°1 de la
haute juridiction à plaider auprès du Chef de l’Etat pour la
réhabilitation du Palais royal d’Adandozan d’Abomey parce que
ce patrimoine, dit-il, sera inscrit dans les sites touristiques du
Bénin afin de susciter une curiosité culturelle et touristique au
niveau des visiteurs. »
Pour l’histoire, disons que Sa Majesté Dada ADANDOZAN a été
successeur légitime de son Père Agonglo et a régné de 1797 à
1818 (c’est-à-dire 21 ans) et a été renversé à cette date, avec
l’aide de Chacha Félix de SOUZA et remplacé par Sa Majesté, le
Roi GHEZO. En effet, les querelles intestines couplées
d’ingérence étrangère à caractère pré-impérialiste ont envenimé
les choses pour noircir l’image d’un Prince, puis Roi que l’histoire,
grâce aux recherches, fait découvrir comme l’un des plus grands
Patriotes que notre terre ait connus. Ce Roi qui a survécu même
à son frère GHEZO (puisque décédé en 1861) a été effacé de la
Généalogie et des Armoiries des Dynasties Royales de notre très
Chère Cité Historique. Ce qui du coup, creuse un Vide historique
incompréhensible (On saute du Roi Agonglo 1797 à Ghézo 1818-
1858) pour l’Historien. Le débat de la reconnaissance, tout au
moins du point de vue de l’histoire, du règne d’Adandozan est,
semble-t-il, arrivé à consensus même avec les Dignitaires de la
Dynastie GHEZO. Il faut rétablir Sa Majesté Dada ADANDOZAN à
sa place en tant que Roi du Danhomê. De ce point de vue, je puis
témoigner (puisque étant de la Délégation) qu’une démarche
dans ce sens a été faite par Feu Pascal FANTODJI, Prince Royal
des Togbui Agni de Tado, en tant que Président du Conseil
d’Administration de l’INIREF dans les années 2000 à Abomey
auprès de Sa Majesté feu Dada Dédjanlagni AGOLI-AGBO qui a
donné un avis favorable à faire examiner par les Instances
dynastiques compétentes. Je dis bien qu’un consensus semble
établi, qu’il faut réhabiliter sa Majesté Dada ADANDOZAN dans
ses attributs historiques puisqu’au sein de la délégation
dépêchée auprès du Feu AGOLI-AGBO en 2014, il y avait des
descendants de la lignée victorieuse, c’est-à-dire celle de GHEZO.
Il est donc heureux de constater que, c’est dans cet esprit de
consensus que Jean Roger AHOYO, descendant de Béhanzin et
donc de la lignée de GHEZO, fait partie de la délégation
ADANDOZAN AYADOKOUN, allée en audience formuler des
doléances pour la « réhabilitation du Palais royal d’Adandozan
d’Abomey ». J’’ose espérer que ce processus déclenché, ne
s’arrêtera pas à une « réhabilitation de palais royal », mais qu’il
aboutisse à une Décision officielle (qui relève exclusivement des
Instances dirigeantes dynastiques d’Abomey) de Rétablissement
de Dada Adandozan à sa place en tant que 8ème ROI du Danhomê.
Ceci pour la Vérité historique, pour la Réconciliation des
Dynasties et le règlement définitif des querelles désormais
vieilles de 200 ans et pour la paix entre les Peuples du Bénin.
Cotonou, le 12 Mai 2021.

Non aux taxes fantaisistes et iniques qu’impose le maire
Rigobert TOZO et son clan à TOVIKLIN.
est connu que plus rien ne va pas pour les peuples du
Bénin sous le pouvoir de la rupture. La multiplication
des taxes par le pouvoir de Talon étouffe les
opérateurs économiques qui pour sortir d’affaire sont obligés
d’augmenter les prix d’achat des produits de premières
nécessités. La vie est devenue très chère pour les citoyens. La
misère, la faim sont présentes dans tous les foyers. Dans le
COUFFO la situation est pire. En plus des taxes imposées par le
pouvoir de Talon depuis 2016, les mairies multiplient les taxes à
D C’
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Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Page 8
leur manière. Dans la commune de TOVIKLIN, le maire Rigobert
TOZO, n’a pas manqué de talent dans ce domaine. Chez lui à
TOVIKLIN, dès que tu as une cérémonie funéraire ou de culte à
faire, tu dois aller prendre l’autorisation de manifestation à
5000F pour une journée. En plus si les enfants du défunt veulent
mettre plusieurs tentes (bâches) ils doivent payer une taxe
dénommée « TAXE SUR LOCATION DE BACHE » s’élevant à 1000F
par tente quelle que soit sa grandeur et une autre taxe
dénommée « TAXE SUR POLLUTION SONORE » qui est facturée à
2000F par appareil de sonorisation. Pour recouvrer ces taxes,
c’est l’agent collecteur de la mairie qui se promène dans le village
pour mieux identifier les bâches et les sonos et délivre sur place
les tickets.
Peut-on autoriser une manifestation de funérailles chez nous
dans le COUFFO sans les bâches ? Impossible. Donc la taxe sur la
location de bâche est une taxe inique inventée par le président
du conseil communal de TOVIKLIN pour escroquer les
populations. Lorsqu’il y a cérémonie, tous les enfants du défunt
et la famille s’installent dans un rayon de 100 mètres pour les
manifestations. Pourquoi prendre alors 2000 F par appareil de
sonorisation alors que la prétendue pollution sonore est
produite dans le même espace ? La même famille est sommée
de payer par exemple 20 000F si dix enfants décident de jouer de
la musique et 20 000F si chacun des dix, décide de mettre deux
bâches au moins. Et si les cérémonies doivent durer deux jours,
cela coûtera 10 000F pour l’autorisation. En tout, il faut prévoir
50 000F à verser dans le compte de la mairie de Toviklin avant de
rendre un hommage mérité à un parent défunt. Voilà comment
à la suite de TALON, le maire Rigobert TOZO pressure la
population à travers des taxes fantaisistes et iniques.
Frères et sœurs de la commune de TOVIKLIN, vivant à l’extérieur
comme à l’intérieur de la commune, nous devons nous lever
pour dire non aux diverses taxes qu’impose le maire et son clan.
Correspondant de la Flamme à Toviklin
Bernard
Solidarité avec la lutte du peuple colombien
ne nouvelle explosion sociale contre les politiques
antipopulaires de la bourgeoisie s’est produite, cette
fois en Colombie.
Des millions de travailleurs, de paysans, de jeunes, de femmes,
de chômeurs, d’artistes, de retraités, de voisins des quartiers ont
paralysé le pays par une manifestation combative qui a
commencé le 28 avril dernier, et se poursuit malgré les dizaines
de manifestants tués par les forces de l’ordre, des centaines de
blessés torturés, battus et même agressés sexuellement.
L’armée et la police ont réagi par leur politique de guerre
habituelle, pour affronter ceux qu’elles considèrent comme
l’ennemi interne.
La force de la manifestation, qui a même outrepassé les
prévisions des organisations initiatrices de la grève du 28 avril, a
contraint le gouvernement de droite d’Ivan Duque à retirer la
proposition de loi de réforme fiscale qu’il a cyniquement
baptisée « Solidarité durable ». Celle-ci visait à augmenter les
impôts sur les salaires et la consommation, qui touchent
principalement les secteurs populaires et à revenus
intermédiaires de la population, tandis que le gouvernement a
pris des mesures pour réduire les impôts sur les bénéfices des
grandes entreprises.
La réforme fiscale n’a pas été le cas, la mobilisation populaire a
forcé la démission du ministre des Finances, Alberto Carrasquilla
— cerveau gris du projet — et Duque a appelé à un « dialogue
national » pour surmonter la crise, mais la lutte continue. Le
peuple colombien ne donne pas de trêve, il défie un État
autoritaire, ouvertement répressif, dans lequel il est de notoriété
publique que les chefs militaires, policiers et de l’ensemble de
l’appareil de sécurité non seulement colportent des idées
fascistes, mais travaillent sous la tutelle des appareils de
renseignement américains, sont des promoteurs des groupes
paramilitaires et ont des liens avec le trafic de drogue. Ce combat
est un exemple clair que, lorsque les majorités populaires
s’unissent et se battent, elles repoussent l’ennemi le plus féroce.
La masse de gens du peuple, l’ampleur et la combativité de la
protestation, expriment le degré d’insatisfaction et de
frustration qui existe dans le pays face à leurs conditions de vie:
près de 10% de chômage réel, 50% de personnes travaillant dans
l’informel ; l’un des pays où le taux de personnes déplacées à
l’intérieur du pays est le plus élevé en raison de la pauvreté, de
la violence et de l’insécurité engendrée par l’État; une population
durement touchée par la pandémie et un gouvernement
incapable de dérouler un plan de vaccination adéquat; le pays
ayant le deuxième budget militaire le plus élevé d’Amérique
latine; un pays où, au cours du premier trimestre de cette année,
il y a eu 23 massacres et où plus de 250 paysans, dirigeants de
population, syndicalistes, communaux ont été assassinés en
2020. En novembre 2019, le peuple colombien a déjà fait une
« clarinada » (bruits avec sifflets et autre objets sonores), avec
une protestation sociale massive et combative ; en général, les
revendications, les mobilisations de différents secteurs
populaires sont constantes.
Nous exprimons notre solidarité avec cette lutte du peuple
colombien et appelons à continuer à soulever dans les différents
pays des actions de solidarité avec le peuple et de condamnation
du gouvernement d’Ivan Duque pour la répression criminelle
déclenchée contre le peuple. Nous nous associons à la demande
de démission du président Ivan Duque.
Nous exprimons notre solidarité agissante avec les camarades et
dirigeants du Parti communiste de Colombie (marxiste-léniniste)
qui sont au premier rang du combat.
Nous dénonçons le fait que les secteurs les plus réactionnaires
de l’État colombien : Uribe, Duque, les chefs des forces militaires
et policières considèrent la protestation sociale comme des
actions de guerre, et ses acteurs comme des individus qui
cherchent à « déstabiliser le pouvoir et à mettre fin à la
démocratie ». Dans cette logique, ils ont répondu avec cruauté
et haine aux revendications du peuple. Les forces de l’ordre sont
en état de guerre contre le peuple, ce que nous dénonçons et
appelons le monde entier à condamner fermement.
Comité de coordination
U
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Conférence internationale des partis et organisations
marxistes – Léninistes
CIPOML
Le 7 mai 2021
****************************************************
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 4 de la DYNAMIQUE
UNITAIRE PANAFRICAINE
her-e-s Camarades et Ami-e-s du Combat pour la
Souveraineté des Pays Africains et des Territoires sous
domination coloniale et néocoloniale française !
Nous vous appelons à participer massivement au
Rassemblement Panafricain et Internationaliste du samedi 22
mai à Paris, Place de la République de 13h à 18h !
A l’exception d’une extrême minorité de la Diaspora Africaine,
dans une large majorité nous dénonçons fermement les deux
sommets françafricains initiés par le Président Macron, suivi
dans cette énième manœuvre politicienne par sa clique de souspréfets françafricains placés à la tête de bon nombre d'Etats du
pré-carré, par la ruse, la corruption et le sang versé des
intrépides combattants de la Libération effective de l’Afrique !
Nous condamnons avec vigueur la supercherie politique qui
consiste à faire croire que c'est depuis Paris que les économies
africaines retrouveront les moyens financiers qui leur font
défaut !
Balivernes !
La réalité est toute autre (mais savamment cachée aux opinions
publiques occidentales ) : depuis la nuit des temps, c'est le
continent africain qui finance de fait les économies prédatrices
du système d'exploitation et d'oppression du capitalisme
mondial, pendant que les masses populaires des pays dominés
(colonies et néocolonies) sont plongées depuis des siècles dans
un cycle de paupérisation sans fin, et réduites à végéter, plutôt
que de vivre dignement des abondantes richesses de leur sol et
sous-sol.
Le 22 mai 2021, nous dirons à l'unisson NON à ce système
génocidaire qui ne dit pas son nom !!
Il est temps que l'Afrique se redresse, arrache sa souveraineté et
assume pleinement son destin !
Quelques semaines après cette mascarade de Macron à Paris, on
le retrouvera à Montpellier dans un autre numéro de
prestidigitation consistant à ravaler (grossièrement) la façade du
système néocolonialiste français, avec le concours de quelques
«négraillons de service » !
Là aussi, nous serons là pour dire non à cette tragi-comédie !!
Trop c'est trop !
Les dignes filles et fils de notre mère Afrique, sur le continent,
dans la Diaspora, dans toutes les lignées de l'Afrodescendance,
en symbiose avec les Forces militantes antiimpérialistes, doivent
ENSEMBLE faire entendre leur RAS LE BOL et réaffirmer leur
engagement déterminé à renverser définitivement la Table de la
Conférence de Berlin , théâtre cynique du démembrement du
continent africain par les rapaces de l'ordre colonial, qui perdure
au 21e siècle !
Voici planté le décor de notre Rassemblement Panafricain et
Internationaliste du 22 mai !!
NON, NON et NON aux Sommets françafricains de mai et juillet
2021 sous la houlette du Président Macron, serviteur zélé du
système impérialiste français !!
Ce Message collectif de rejet des sommets françafricains va
s'articuler à de nombreux autres messages, reflets des
puissantes luttes qui déferlent partout aujourd'hui sur le
continent africain.
C'est à chacune des Organisations partenaires de notre
Manifestation Unitaire du 22 mai 2021 de faire parvenir au
Comité de mobilisation les slogans et les messages de ce Grand
Rassemblement qui va réunir les Panafricanistes et les Antiimpérialistes, mobilisés pour l’émancipation des peuples
africains !
Toutes les luttes en cours dans les colonies et les néocolonies
françaises, et dans les pays africains sous domination
impérialiste, sont à populariser par notre Dynamique Unitaire
Panafricaine. C'est le sens profond de notre mot d'ordre # EN
AVANT POUR LA CONVERGENCE DES LUTTES #.
Les Peuples Africains sont DEBOUT pour la reconquête de leur
souveraineté !
Notre Diaspora Africaine doit courageusement et
honorablement prendre toute sa place dans ce combat
commun de l'émancipation de l'Afrique et des Peuples
Africains.
A nos côtés le 22 mai 2021 à Paris, nous faisons appel à toutes
les forces sociales et politiques, les actrices et les acteurs de la
société civile et de la classe politique des pays occidentaux, avec
qui nous partageons le même idéal : le droit inaliénable des
Peuples à disposer de leur souveraineté et de jouir pleinement
de leurs richesses !
Pour ce Large Rassemblement, en même temps que nous
appelons nos Sœurs et Frères Panafricanistes à converger
nombreux à la Place de la République, nous sollicitons également
la participation active à ce Rendez-vous militant du 22 mai 2021
de toutes les Organisations Anti-impérialistes qui sont engagées
fermement pour la libération effective de l'Afrique et des
Peuples Africains, et pour la fin du système d'exploitation et
d'oppression partout dans le monde !!
Vive la Diaspora Africaine consciente de son rôle historique !
Vive l'amitié et la solidarité de lutte de toutes et tous les
Panafricanistes, du continent et dans la Diaspora !
Vive la solidarité internationale entre les peuples d'Afrique et
d'Europe !
Vive le Panafricanisme de Combat Unitaire !
Vive la Dynamique Unitaire Panafricaine - DUP !
En avant pour assurer un succès éclatant à notre Manifestation
Panafricaine et Internationaliste du 22 mai 2021 à Paris !!
SEULE LA LUTTE LIBERE !!
Le Comité de Mobilisation du Rassemblement Panafricain et
Internationaliste du 22 mai 2021 à Paris
C
LA FLAMME N°401 14 mai 2021
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Page 10
Talon a reconnu publiquement à Djidja qu’ils
sont tous, au gouvernement des voleurs et ils
sont tous libres
181 SEMAINES
Vient de paraitre :
LES ACTES FONDAMENTAUX
DE L’ALLIANCE POUR LA
PATRIE (A.P.P)
Prix de vente : 300f l’unité.
Prix de soutien : à partir de 500f.
Lieux de vente :
Siège du Parti Communiste du Bénin
(PCB) à Gbèdégbé, Cotonou
A la bourse du Travail de Cotonou, au
Secrétariat de la CSTB
Cliquer ici pour télécharger l'intégralité du N°401 du Journal LA FLAMME